Logo PDP    
centre national de ressources pour la poésie  
Poème

Trois neuvains pour saluer la mémoire de Jean Follain



poète
      Pascal Commère
poème
      Dans le frémissement de l’être… » aujourd’hui s’il faut
Me souvenir encore de qui ne parlait de vous
Jamais, « cher Follain », sans adjoindre ces quatre lettres
Adjectives à votre nom et qui rutilent, droite quincaillerie
D’une mémoire amie… Mais voici
Qu’à mon tour passant par ce pays qui sent
Le veau de lait la tripe la pomme à cidre, toutes odeurs
D’un monde clos, meubles lourds et patine, j’en
Viens à célébrer, indicible rumeur

D’un cœur qui se souvient, maints émois, si tant est
Qu’une syntaxe urticante en dehors du sérail
Rende compte à une bourgeoisie de province
D’un sentiment herbeux, telle grandeur vicinale
Plantain ruelle creuse et orties, toute lumière
De plomb au fond des paumes d’un soldat d’empire
Échoué là défait parmi l’ordre terrestre et
Que salue, boitant, un tambour décalé. Alors
Découvrir une maison commune, je préfère

Passé ce qui résiste ici, palme ou cheveu d’ange
Qu’un imparfait, dont la grâce n’en finit pas
De tenir à distance le monde en sa gelée, instaure
En autant de chromos haut perchés qu’une gloire
Jadis notariale glaçait. Cependant que
Guignant d’un œil torve l’enclos des ombres
Un boucher aux doigts froids sculpte à travers la buée
Presque rose à cette heure des nourritures solides
Qui poignent le cœur, tiennent au ventre
édition
printemps des poetes
      2005
genre
      Poèmes polymorphes

   Documents à télécharger

 Poème au format PDF


    Logo Ministere Culture   Logo CNL   Logo Sofia   Logo IDF   Separateur Facebook Twitter Instagram Newsletter