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descriptif
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Le titre de ce recueil trouve son explication dans une formule mnémotechnique que les maîtres d’autrefois adressaient aux écoliers qui ne savaient où placer l’accent circonflexe : « La cime est tombée dans l'abîme. ». Cette expression apparemment anodine nous rappelle que le poète s’attache à la fois aux sujets les plus élevés (la vie, la mort) et aux réalités les plus ordinaires (le coquelicot ou « l’ortie, qui n’ose pas dire son nom »). Elle démontre également qu’Alexandre Voisard, fasciné par les vertiges incessants de la sémantique, aime faire « des ricochets sur l’eau de la parole commune ». Composé d’impromptus subtilement agencés, De cime et d’abîme fait référence aux territoires de l’enfance : celle du poète fidèle à ses origines qui a su garder le goût de la nature et des choses vraies ; celle de son petit-fils Nicolas, victime d’une mort prématurée.
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