Logo PDP    
centre national de ressources pour la poésie  
Retrouvailles

Léopold Sédar Senghor


Biographie

Léopold Sédar Senghor est né le 9 octobre 1906 à Joal, au Sénégal. Il meurt le 20 décembre 2001 à Verson, en France. Poète, écrivain et homme politique français, puis sénégalais il sera le premier président de la République du Sénégal (1960-1980) et il fut aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française. Il a également été ministre en France avant l'indépendance de son pays.
Il fait ses études au lycée de Dakar, puis à la Sorbonne à Paris où il rencontre Aimé Césaire. Avec ce poète et Léon Gontran-Damas il approfondira le concept de négritude ainsi défini par Césaire : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture. ».

Sa poésie, universelle est aussi une synthèse de sa culture africaine orale, animiste et de sa culture européenne.
Il publie son premier recueil de poésie Chants d'ombre en 1945.

Bibliographie

  • Hosties noires (regroupe Prière de paix et Élégie pour Martin Luther King), lithographies de Nicolas Alquin, Les Bibliophiles de France, 2006
  • Le Lion rouge (hymne national sénégalais)
  • Poèmes divers, Le Seuil, 1990
  • Élégies majeures, poèmes, Le Seuil, 1979
  • Lettres d’hivernage, poèmes, Le Seuil, 1973
  • Chant pour Jackie Thomson, poèmes, 1973
  • "Départ", poème, Édition Poèmes perdus , 1964
  • Nocturnes, poèmes, Le Seuil, 1961
  • Éthiopiques, Le Seuil, 1956
  • Hosties noires, poèmes Le Seuil, 1948
  • Guélowar ou prince, Le Seuil, 1948
  • Chants d’ombre, poèmes, Le Seuil, 1945

    Apologie

    Léopold Sédar Senghor par Eric Jacquelin

    En Afrique deux noms résonnent un peu plus que d'autres : Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire, poètes encore méconnus en France, dont le talent n'est plus à démontrer, qui ont su mener en parallèle un combat politique et une œuvre poétique. Lire la suite

  • Actualité
    + Consulter les archives

    Extrait
    CHAKA

    Tam-Tam au loin, rythme sans voix qui fait la nuit et tous les villages au loin
    Par-delà forêts et collines, par-delà le sommeil des marigots…
    Et moi je suis celui-qui-accompagne, je suis le genou au flanc du tam-tam, je suis la baguette sculptée
    La pirogue qui fend le fleuve, la main qui sème dans le ciel, le pied dans le ventre de la terre
    Le pilon qui épouse la courbe mélodieuse. Je suis la baguette qui bat laboure le tam-tam.
    Qui parle de monotonie ? La joie est monotone la beauté monotone
    L’éternel un ciel sans nuage, une forêt bleue sans un cri, la voix toute seule mais juste.
    Dure ce grand combat sonore, cette lutte harmonieuse, la sueur perles de rosée !
    Mais non, je vais mourir d’attente…
    Que de cette nuit blonde – ô ma Nuit ô ma Noire ma Nolivé –
    Que du tam-tam surgisse le soleil du monde nouveau.
    Œuvre poétique, Leopold Sedar Senghor, Seuil.

    Autres poèmes
  • Chaka
  • Chaka

  •     Logo Ministere Culture   Logo CNL   Logo Sofia   Logo IDF   Separateur Facebook Facebook Newsletter