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Poète d'aujourd'hui

Luis Mizón


Biographie

Luis Mizon est né en 1942 à Valparaíso, au Chili. Il est le fils d'un marin qui passa son enfance à Chillan.
Etudes d'histoire et de droit à l'université de Valparaison. Mémoire de maîtrise : "Histoire et Poésie" chez Saint John Perse. Puis enseigne l'histoire du droit à la faculté de Valparaiso.
En 1974, à la suite du coup d'état militaire, il arrive en France, travaille entre autre comme journaliste à France-Culture, où il fera plusieurs émissions sur le Chili et la poésie latino-américaine et espagnole.
Il suit les séminaires de Picon, Romano, Laplanche, Pomien, Villey à l'Ecole des Hautes Etudes et à la Sorbonne.
Il est présenté à Roger Caillois qui, frappé par sa poésie, traduit Terre prochaine en 1977 et L'Arbre en 1978. Traduit par Roger Callois, et à sa mort par Claude Couffon, avec lequel il poursuit une longue et fidèle collaboration.
Essentiellement poète, il écrit également des romans et est aussi peintre.

Bibliographie

Poésie
Les jambes de l'abîme, Dumerchez,Paris,2005
Le papillon déguisé, Dumerchez,Paris,2005
La rumeur des Îles blanches suivi de Grand Erg, La Dragonne, Nancy, 2005
Jacques Lacarrière . Le sacré bricolage de l'esprit. ed. Jean Michel Place, Paris, 2004

  • Anthologie de la poésie précolombienne, avec Zéno Bianu, éd. Le Seuil, 2000
  • Le songe du figuier en flamme, poèmes traduits par Claude Couffon, éd. Folle Avoine, 1999
  • L'Eucalyptus, poèmes traduits par Laurence Breysse, éd. Rougerie, 1998
  • Barbes du vent, éd. AEncrages & Co, 1997
  • Ombres, éd. André Biren, 1994
  • Jardin des ruines, poèmes traduits par Claude Couffon, éd. Obsidiane, 1992
  • Le Manuscrit du Minotaure texte traduit par Claude Couffon, éd. Brandes, 1992
  • L'Indien témoignage d'une fascination essai. éd. La Différence, 1992
  • La Mort de l'Inca roman, traduit par Claude Couffon, éd. Le Seuil, 1992
  • Chronique du blanc poèmes traduits par Claude Couffon, éd. Unes, 1991
  • Le Jardin du Luxembourg texte traduit par Laurence Breysse, éd. Matarasso, 1991
  • Chevalier transparent, poèmes, éd. La Palimpseste, 1991
  • Amazones poèmes, éd. L'équipement de la pensée, 1991
  • Voyages et retour, poèmes traduits par Claude Couffon, éd. Obsidiane, 1989
  • Passion de l'Ile de Pâques texte traduit par Nathalie Bréaud, éd. La Manufacture, 1988
  • Noces, texte traduit par Claude Couffon, éd. Brandes, 1988
  • Province perdue
  • , éd. Cahiers de Royaumont, 1988
  • L'Eclipse poèmes traduits par Claude Couffon, 1988
  • Passages des nuages poèmes traduits par Claude Couffon, éd. Unes, 1986. Prix Jean Malrieu / meilleur livre de poésie traduit en France.
  • Bassin de pluie éd. André Biren, 1985
  • Le rêve d'Adriana, éd. André Biren, 1985
  • Terre brûlée, poèmes traduits par Claude Couffon, éd. Le Calligraphe, 1984
  • Poème du Sud, éd. Gallimard, 1982

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    Actualité

    Nouvelle(s) parution(s)

    Corps du délit où se cache le temps Aencrages&Co (2014)

    Autres parutions présentées sur ce site

    Poèmes 1986 - 1991 Rhubarbe (2011)
    L'oreiller d'argile Al Manar (2010)
    Le Comptoir des Papillons Jaunes Aencrages&Co (2010)
    Pêcheur de lune Al Manar (2009)
    Le Naufragé de Valparaiso Aencrages&Co (2008)
    Poème d'eau et de lumière Al Manar (2008)
    Voyages et retours Rhubarbe (2008)
    l'eSCargot Aencrages&Co (2006)
    La rumeur des îles blanches La Dragonne (2005)

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    Extrait
    1
    Les trains ont enfoui leurs roues dans les sables.
    Les caravanes de camions ne sont jamais parties.
    Les arbres ressemblaient à des enfants
    enlevés par les sorciers.
    Dans les maisons de boue
    une écriture de tisons
    à brûlé la neige sale de la lune.

    2
    Amant sans hâte
    livre ta voix
    et sa violence retenue.
    Caresse qui ne défigure pas.
    La mémoire se met nue dans son regard
    comme si elle était une femme
    qui se baigne en rêves.
    Son cheval l'attend dans l'herbe.
    Près de la mer son armure
    se couvre d'aiguilles de sel rouge.

    3
    Et l'homme qui offre ses paroles
    se lève de sa fête
    se perd dans son silence.
    Puits d'eau pure.
    Ecoutons la mer.
    dans le cercle des pas
    où dort un autre corps
    qui respire à peine.

    4
    La mer illumine le miroir
    où j'apparais vêtu
    d'armes qui ne sont pas les miennes.

    Extrait de Jardin de ruines, éd. Obsidiane, 1992

    Autres poèmes
  • J'ai laissé sur le sol mes armes
  • Fenêtres

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