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Poète d'aujourd'hui

Pierre Perrin


Biographie

Poète né en 1950, il habite le pays de Courbet.

Il publie quatre recueils entre 1972 et 1980. Presque durant la même période, à partir de 1975, le poète devient “l’artisan-directeur général” de la revue Possibles, dont paraissent 22 numéros. Dans un bref panorama que dresse alors Le Monde, celle-ci est citée comme « une des trois meilleures revues de l’année 1979 ». Elle s’augmente d’une petite maison d’édition qui publie alors une douzaine de titres

En 1985, Pierre Perrin choisit dans ses quatre recueils épuisés les poèmes qui vont former la première moitié de Manque à vivre. Le volume de 256 pages suscite une trentaine d’échos. À partir de 1988, Pierre Perrin va réaliser deux anthologies de poèmes de Victor Hugo chez France Loisirs pour le compte du Cherche midi éditeur.

En 1996, Pierre Perrin est lauréat du prix Kowalski de la ville de Lyon, pour son recueil La Vie crépusculaire. Ce dernier paraît chez Cheyne, sous la couverture grise. À partir de 1997, à la demande de Jean Orizet, Pierre Perrin figure au comité de rédaction du magazine Poésie 1 / Vagabondages. En 1998, il publie au Rocher un bref essai critique : Les Caresses de l’absence chez Françoise Lefèvre.

Il collabore par des études et de nombreuses notes de lecture à La Nouvelle Revue Française. Plus de trente contributions, depuis janvier 1999, traitent aussi bien de la littérature française qu’étrangère, et de la poésie que du roman, voire des essais littéraires. Cette même année il écrit Franche-Comté pour accompagner un album de photographies signées Marc Paygnard. Il donnera de même une nouvelle à Éric Toulot pour Histoires de famille, en 2001.

Le Cri retenu [Cherche Midi, éd. 2001] explore l’existence d’une mère à travers son enfance, sa jeunesse, ses amours, son mariage, sa maternité, son labeur incessant, son veuvage, ses silences, ses vraisemblables regrets. Il s’agit d’un travail de mémoire qui engage un dialogue par-delà la mort, sans illusion. Le récit recommandé par Bernard Pivot à la fin de son émission Apostrophes a valu à son auteur de figurer dans La Mémoire de l’encre de Jacques Chancel.

Pierre Perrin est l’actuel président de l’association du livre et des auteurs comtois qui organise et décerne, avec l’aide de la Région, les prix Marcel Aymé et Lucien Febvre d’un montant de 3000 € chacun.

http://www.perrinchassagne.net


http://perrin.chassagne.free.fr

Bibliographie

La Maladie humaine, essai bref, in revue Autre Sud, n° 18, Septembre 2002

Une Mère – Le Cri retenu, récit, Le Cherche Midi éditeur, 2001 [Prix du Livre comtois].

Histoire de famille, avec quarante photographies d’Éric Toulot, éditions du Parasol, 2001.

Au cœur de la vallée de la Loue, avec Jean-Louis Clade, éditions Cabédita, 2000.

Franche-Comté , avec cent photographies de Marc Paygnard, Castor & Pollux, 1999

La Vie crépusculaire, poèmes, prix Kowalski de la ville de Lyon, Cheyne éditeur, 1996.

La Naissance recommencée, poème accompagné de cinq gravures de Philippe Debiève, La Truite qui Trotte éditeur, [Tirage limité, épuisé], 1994.

Les cent plus beaux poèmes de Victor Hugo , préface et choix, Club France Loisirs, 1987.

Manque à vivre, poèmes 1969-1984, éditions

Possibles, 1985 [réédition corrigée en préparation].


Actualité
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Extrait
UN CRIME D’ÉTAT

La gerbe et le salut commémorent non la paix, la victoire.
L’orgueil toujours prévaut sur la mort. Les braves encore
Dociles, qui tremblent sous les bannières, furent la chair
À boucherie. L’horreur était à jamais tue. L’exemple aussi
Tuait le doute soudain pire qu’un déluge de feu ennemi.

Guillaume ne parle en rien de tailler en pièces la piétaille.
Lou, du quart de cavalerie, Madeleine à sa suite tonnaient
Joyeusement sur les tranchées. Au réveil pourtant, la boue
Partout ; des boyaux, sortaient des rats à l’arme blanche,
Qui tenaient mal debout, qu’on poussait à l’assaut des gaz.

Et tous, terrés puis jetés sous la mitraille, aban onnés les
Fiancée ou femme, enfants, la maison, les moissons, fous
De voir tant de broyés, amputés vifs, brûlés aux bronches,
Pour rien mais pour toujours immolés par le fait du prince,
Juraient encore : plus jamais ça. La gerbe ne désarme rien.


11 novembre 1998

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