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Poète d'aujourd'hui

Parviz Khazraï


Biographie

Né le 29 décembre à Téhéran. Il y fait des études supérieures d'art dramatique et les poursuit à Londres et à Paris. En 1970 et 1971, il dirige 2 centres de formation théâtrale en Iran. Entre 1972 et 1975, il travaille à la B.B.C de Londres et adapte et réalise plus de 30 pièces radiophoniques. En 1975, il retourne en Iran, il enseigne à l'Université de Téhéran et à l'Université de Farabi. Il a mis en scène une demi-douzaine de pièces de théâtre et a traduit Saroyan, Beckett, Büchner, Pinter...
En exil depuis 1977, il vit en France où il écrit, met en scène et dirige des ateliers de théâtre et d'écriture. Lauréat de plusieurs prix littéraires et théâtraux.
Membre de la Maison des Ecrivains, de la Société des Gens de Lettres et de la Société des Auteurs et des Compositeurs Dramatiques. Depuis sa création en 2001, à l'initiative de l'UNESCO et de la ville de Vérone (Italie) il est éluparmi les 60 membres permanents de l'Académie Mondiale de Poésie.

Bibliographie

En langue française :

  • Avec les Pas en Bois, Ed. à l'Index, France, 2002
  • L a mort des colosses, ed. L'Armourier, France, 1999, 1er et 2è au concours international de poésie francophone, Prix Ivan Goll
  • Nous les instants, L'arbre à paroles, Belgique, 1997
  • Métissages, ed. Sonboleh; Allemagne, 1996

    Aux éditions L'Harmattan, coll.Poètes des 5 continents, France, 1989/1994
  • Désobéir à la peur
  • L'aube sanglante
  • Quatorze lunes et une
  • Guitare, Fourreau de la Dague, suivi de Montagne en moi
  • Errance dans les miroirs

    Aux éditions Tège Théâtre, France, 1982/1986 :
  • La nuit verticale
  • Sans vert ni bleu
  • Etincelle dans la fumée

    En langue persane :

  • Longuement la nuit; ed. Raz, Iran, 1970

    Aux éditions Sonboleh, Allemagne, 1994/1996 :
  • Echafaud pour la libertéEchafaud pour lapensée
  • Derrière la fenêtre l'exil


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    Extrait
    L'art du miracle

    Dans le pays où les sanglots des enfermés
    se noient,
    comme une pierre
    s'enfonce dans une mare,
    dans des entassements de sang dur et de boue ;
    dans la crypte où les chants,
    plaintes ou cris de colère,
    font le cercueil des chanteurs ;
    de tous les horizons je rappelle
    les regards épouvantés de ceux qui s'aiment,
    je fais se croiser leurs pâles lumières ;
    et dans le coeur des cachots noirs,
    l'étoile du matin
    je rallume !

    Dans le pays où chaque aube
    les mains des mitrailleurs font tomber
    les mains vertes de tant de frais jardins ;
    dans le pays où ne pousse nulle autre plante

    qu'imaginaire
    je répartis dans les allées secrètes
    les plants de source et de lumière ;
    et je greffe le son sur les eaux souterraines,
    et le regard sur le soleil d'une autre orbite.


    Oui !
    Moi, en frappant le silex de la nuit
    sur le coeur blessé de l'amour,
    je fais jaillir des étincelles.
    Oh !
    Moi, j'apprends
    l'art du jardin,
    j'apprends
    l'art du miracle.

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