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Poète d'aujourd'hui

Seyhmus Dagtekin


Biographie

Seyhmus Dagtekin est né au français à l'âge de 22 ans, après avoir vu le jour en 1964 à Harun, village kurde au sud-est de la Turquie.
Il fait des études en audiovisuel à Ankara, puis arrive à Paris en 1987. Il écrit en turc, en kurde ou directement en français.
Seyhmus Dagtekin va régulièrement à la rencontre du public, où ses lectures font sensation. Il publie dans de nombreuses revues.

Son livre Les chemins du nocturne lui a valu le Prix International de poésie francophone Yvan Goll.

Après le Prix Mallarmé, Seymus Dagtekin reçoit le Prix Théophile Gautier de l’Académie française pour son recueil de poésie Juste un pont sans feu (Le Castor Astral, 2007).

Bibliographie

  • A l'ouest des ombres, Le Castor Astral, 2016
  • Elégies pour ma mère, Le Castor Astral, 2013
  • Ma maison de guerre, Le Castor Astral, 2011
  • Au fond de ma barque, L'idée bleue, 2008
  • Juste un pont sans feu, Le Castor Astral, 2007
  • La langue mordue, Le Castor Astral, 2005
  • Couleurs démêlées du ciel, Le Castor Astral, 2003
  • Le verbe temps, Le Castor Astral, 2001
  • Les chemins du nocturne, Le Castor Astral, 2000, Prix international Yvan Goll
  • Artères-solaires, L'Harmattan, 1997.

    Son roman À la source, la nuit, publié chez Robert Laffont en 2004, a obtenu la mention spéciale du Prix des Cinq Continents de la francophonie.

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    Nouvelle(s) parution(s)

    A l'ouest des ombres Le Castor Astral (2016)
    Elégies pour ma mère Le Castor Astral (2013)

    Autres parutions présentées sur ce site

    Ma maison de guerre Le Castor Astral (2011)
    Au fond de ma barque L'idée bleue (2008)
    Juste un pont sans feu Le Castor Astral (2007)
    La langue mordue Le Castor Astral (2005)
    Couleurs démêlées du ciel Le Castor Astral (2003)

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    Extrait
    LE VERSANT OBSCUR DES CORBEAUX (extraits)

    Ton beau tombeau
    Et le regard déchiffré de cette vierge qui coule dans mes rêves
    Comme si j’étais revenu de mes morts et de mes naissances
    Comme si je sortais de tes bouches charnues vers ma pupille grisée dans la vue de mes semblables
    Avec cette soudaine déchirure de ma vessie jugulaire
    Et ce bonheur qui transpercera mes larmes avec un orage de fin d’été

    Ma voix sautille dans l’espace ténu des jours
    bondit sur les joues de cette beauté éphémère qui m’hallucine
    et retombe creuser le tombeau de ma chair
    Je prends la vie de cet ange, je piétine, je me piétine
    Mais je reste à la porte de la vie de cet ange
    Son regard dans mon regard, sa bouche entrouverte à la pluie
    qui traverse le ciel en lambeaux de ces enfances hachurées
    Je me brûle la langue au seuil de ton cœur
    Dans la douceur de l’ange sous une pluie sans ciel
    Comme une profondeur de lumière dans la profondeur de ton cœur

    Ton beau tombeau peuplé de corbeaux et de leur sang obscur
    Un râle dans son agonie
    Les museaux des hommes soufflent dans leurs os, soulèvent une tempête, une bribe de tempête pour les rapprocher de leur tombeau
    Et compliquer ta complainte
    Comme si tu étais mon fond de lumière
    /
    Ma lumière éteinte dans le fond

    Mais comment m’extraire du corps de ma parole et me répandre sur ces chimères oisives
    qui me confondent avec mes racines
    Mes racines saoules. Mes racines souillées
    Mes racines baladeuses à travers ce fouillis de chair
    qui me recrachent comme ça de langue en langue, de porte en porte
    /
    Et ce désir sans rage dans la paume des passants
    qui passent
    comme une goutte de pluie dans la bouche de l’ange

    Autres poèmes
  • Mais le rire viendra

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