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Retrouvailles

Jacques Dupin


Biographie

(1927-2012)
Né en 1927 en Ardèche, il vivait à Paris depuis 1945. L'exigence perpétuelle de ce poète et essayiste remarqué par René Char dès ses débuts a fait de lui l'un des écrivains contemporains les plus importants.
Cofondateur en 1966 de la revue L’Ephémère avec Yves Bonnefoy, Paul Celan, Louis-René des Forêts, André du Bouchet, Michel Leiris et Gaëtan Picon, Jacques Dupin occupe une place majeure dans la poésie contemporaine dont son œuvre reflète depuis un demi-siècle les questionnements et les métamorphoses. Son écriture, d’une intensité souvent éprouvante et déconcertante, apparaît dominée par toutes les déclinaisons de la rupture. Aux formes brisées de ses poèmes, marqués par l’inachèvement et une constante perturbation de l’énoncé, répondent en effet les motifs récurrents de la faille et de l’embrasure. De plus, il convient pour cet " enfant du glas ", commençant à écrire dans l’immédiat après-guerre, de rompre avec l’exaltation périmée de la poésie de la Résistance et l’évasion onirique d’un surréalisme à bout de souffle.

Bibliographie

  • Le Grésil, P.O.L, 1996
  • Matières du souffle, Fourbis, 1994
  • Rien encore, tout déjà, Fata Morgana, 1991 ; Echancré, P.O.L, 1991 ;
  • Giacometti, textes pour une approche, Fourbis, 1991
  • Chansons troglodytes, Fata Morgana, 1989
  • Contumace, P.O.L, 1986
  • Les Mères, Fata Morgana, 1986
  • De singes et de mouches, Fata Morgana, 1983
  • L'Espace autrement dit, Galilée, 1982
  • Une apparence de soupirail, Gallimard, 1982
  • De nul lieu et du Japon, Fata Morgana, 1981
  • Miró, Essai, Flammarion, 1961, réed. 1993
  • Dehors, Gallimard, 1975
  • L'Embrasure, précédé de Gravir, Poésie/Gallimard, 1971
  • Cendrier du voyage, G.L.M., 1950


  • Actualité

    Autres parutions présentées sur ce site

    Ballast Gallimard (2009)
    Rien encore, tout déjà Seghers (2001)

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    Extrait
    Du sec, le courbement, la plongée -
    ou son pas, son cheval abattu,
    quelques bleuets, la violence
    de l'heure par le fer blessée

    tandis qu'au fond du labour s'égoutte
    la sang supplicié,
    l'heure de la mort, bleuet, avec le chaume
    qui s'enterre et qui ment, sans hâte, selon
    l'exorable courbement du soc

    il tire sur la longe du cheval mort,
    derrière nous, l'oeil pyramidal -

    devant nous une épaisse pluie sans défauts
    et presque sans images -
    de celles qui donnent la fièvre aux corbeaux


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