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Poète d'aujourd'hui

Alain Borer


Biographie

Né en 1949, Alain Borer est poète (Pour l'amour du ciel, CD Radio-France, Loups plats, "noèmes" 2006), critique d'art (Dürer, Beuys), auteur pour le théâtre (Icare & I don't, Seuil 2007), grand voyageur (Le Ciel & la Carte, Face Pacifique), essayiste et romancier (Koba, Fiction & Cie, Prix Kessel 2003),
Il est le spécialiste international d'Arthur Rimbaud, auquel il a consacré trente ans de recherche, depuis la revue Le Bateau ivre (Genève 1965) ou Le Voleur de feu (TF1, 1978) à l'édition du centenaire (Oeuvre-vie, Arléa 1991)
Professeur d'enseignement artistique à l'Ecole supérieure des Beaux-Arts de Tours, visiting professor en littérature française à USC (University of Southern California, Los Angeles), Alain Borer est également Président du Printemps des Poètes.
Il a reçu le Prix Edouard Glissant 2005 décerné par l'Université de Paris VIII pour l'ensemble de son oeuvre
Il a écrit une théorie de la création poétique, Essai de Poétrie. Du noème.
Il a reçu le Prix Apollinaire en 2008.

Bibliographie

Poésie

  • Voyages dans le voyage, Voix d'encre, 2009
  • Loups plats, ed. Rencontres 2006
  • Alexandrins oraux et fortuits, Montpellier, Graphium, 1981
  • Bestiaire, La Louvière, Belgique, Daily-Bul, 1979

    Romans et récits
  • Koba, roman, Le Seuil Fiction & Cie, 2002 (Prix Kessel 2003)
  • Le livre de repousser Apopis, La Souterraine, La Main courante, 1995
  • Le chant du rien visible, Paris, Fourbis, 1991
  • Fable à pointe de cuivre, Bram, Encres-Vives, 1970

    Essais sur Arthur Rimbaud
  • Rimbaud en Abyssinie, réed. Points-Seuil, 2004
  • Rimbaud d'Arabie : supplément au voyage, essai, Paris, Seuil, 1991
  • Rimbaud l'heure de la fuite, Paris, Gallimard, 1991
  • Oeuvre-vie, éditions du centenaire / Arthur Rimbaud ; établie par Alain Borer ; avec la collaboration d'Andrée Montègre, Paris, Arléa, 1991
  • Un Sieur Rimbaud, la terre et les pierres, Paris, Librairie générale française, 1989
  • Rimbaud en Abyssinie, essai, Paris, Seuil, 1984

    Essais sur l'art
  • Le reste à voir, ed. Rencontres 2006
  • Déploration de Joseph Beuys, Bibliothèque des Arts, Lausanne

    Théâtre
  • Icare &I don't, Seuil 2007

    Carnet
  • Le ciel et la carte, Seuil, 2010

  • écouter

    Actualité

    Nouvelle(s) parution(s)

    De quel amour blessée, réflexions sur la langue française Gallimard (2014)

    Autres parutions présentées sur ce site

    Le ciel et la carte Seuil (2010)
    Voyages dans le voyage Voix d'encre (2009)
    Icare & I don't Seuil (2006)

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    Extrait
    Trampolin (inédit)

    Tout
    en haut
    du trampolino
    à présent je descends
    sur la pointe du pied pour prendre mon élan
    les lions de l’Atlas, silhouettes d’en haut
    et les dauphins courbés à la cime des flots
    quand la mer diminue de volume à l’œil nu
    je les ai vu comme
    je vous vois :
    par dessus
    tête
    à présent je des-
    cends je touche à peine terre
    dessous moi un lapin inopinément passe
    le regard des défunts émerge des tombeaux
    on peut toucher le fond à Morteaux-Coulibeuf
    il suffit de fouler
    le sol du
    gros or-
    teil
    Je vous appelle
    entre deux sauts je me dépèche
    Je ne fais que passer à Saint Nom la Bretèche
    sur le plancher des vaches à Saint Jean Pied de port
    lisant l’heure à l’envers au miroir des brasseries
    sur la pointe du pied
    à présent
    je m’en-
    fuis
    J’ai pris les
    ponts de mai pour gagner d’autres rives
    Mes avions je les lance moi-même à la main
    Je remonte et dépasse les arbres du lycée
    La propulsion tient dans le sac à dos
    en bas je suis en panne
    là-haut
    je piter
    pane
    Attention à la marche
    La ligne d’horizon soit ma corde à sauter
    regarde la fumée s’échapper des deux Pôles
    je fonce en monoski dans le cyberespace
    cherchant le saut qui ne retombe
    chute en l’air dans l’ouvert
    au fond du ciel
    sans
    voix
    donnez-moi
    les chiens, donnez moi l’hiver
    et que je démarre et que
    j’icare à fond
    donnez-moi deux Antonov
    un pour mes livres l’autre pour les animaux
    au ciel où nul chemin
    n’est tra

    tout
    en bas
    du trempolino
    à pieds joints je remonte
    Je ne reviendrai plus sur la terre où l’on tombe
    un coup de reins et je repars
    le beau jour où je ne saurai plus que je saute
    je les vois comme je vous ai vu
    ne jamais amérir et ne plus atterrir
    à l’aurore alunir la nuit jupaterrir
    se ramasser sur Mars en Vénus advenir
    J’Icare ! j’I-
    care à
    mort !


    Autres poèmes
  • Aller à Tours, c'est aller à Thouars

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