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Retrouvailles

Claude Esteban


Biographie

Né en 1935. Poète, préfacier et essayiste et traducteur de l'espagnol, il a écrit une quarantaine d'ouvrages. Il a fondé et dirigé pendant plusieurs années la collection Poésie chez Flammarion.
Lauréat du Prix Goncourt de poésie en 2001 pour Morceau de ciel presque rien.
Il entretenait un lien étroit avec la peinture qu'il a défini dans l'Ordre donné à la nuit (2005), à propos d'une peinture de Caravage : "Tout langage de poésie, et la peinture en est une des plus pures manifestations, unit de manière insécable le signifiant et signifié, la lettre et l'esprit qui l'anime et s'agissant d'une image peinte, le paraître et ce qu'il donne à voir, ce qu'il propose et ce qu'il suggère, tout se lie et lit et se revèle conjointement."
Il est mort en avril 2006.

Bibliographie

Bibliographie succinte :

Poésie :

  • Le jour à peine écrit, Gallimard, 2006
  • Morceau de ciel presque rien, Gallimard, 2001
  • Sur la dernière lande, Fourbis, 1996
  • Quelqu'un commence à parler dans une chambre, Flammarion, 1995
  • Sept jours d'hier, Fourbis, 1993
  • L'insomnie, journal, Fourbis, 1991
  • Élégie de la mort violente, Flammarion, 1989
  • Le Nom et la Demeure, Flammarion, 1985
  • Conjonctures du corps et du jardin, Flammarion 1983
  • Terres, travaux de coeur, Flammarion, 1979

    Essais :
  • D'une couleur qui fut donnée à la mer, Fourbis, 1998
  • Le Travail du visible, Fourbis, 1992
  • Soleil dans une pièce vide, Flammarion, 1991
  • Le Partage des mots, Gallimard, 1990
  • Critique de la raison poétique, Flammarion, 1987
  • Traces, figures, traversées, Galilée, 1985
  • Un lieu hors de tout lieu, Galillée, 1979
  • L'immédiat et l'inaccessible, Galilée, 1978


  • Actualité

    Autres parutions présentées sur ce site

    La mort à distance Gallimard (2007)
    Le jour à peine écrit Gallimard (2006)

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    Extrait
    Ce sera le soir, la même heure
    du soir, les colombes
    commenceront à se poser sur les branches,
    quelqu'un dira, comme
    l'herbe est haute, allons nous asseoir,
    racontons-nous

    pour passer le temps une histoire un peu folle,
    celle d'un roi

    qui croyait tout savoir et qui perdit
    tout, quelqu'un

    dira, c'en est fini des fables
    tristes, oublions-les,

    comme le soleil se couche lentement.

    . . . . .

    Tout sera fini, nous regarderons
    un petit arbre rose
    et les pétales tomberont sur nous
    doucement, il y aura

    du soleil et sans doute au loin la forme
    vague d'un nuage

    comme pour dire que les choses
    ne pèsent plus et ce sera
    comme si le malheur était une histoire
    vieille,

    si vieille que personne ne se souvient.

    Poème extrait de Un certain accent, anthologie de poésie contemporaine, atelier des brisants, 2002

    Autres poèmes
  • Le jour ne revient pas, dites-vous

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