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Poète d'aujourd'hui

Stéphen Bertrand


Biographie

Né à Nîmes en 1967, il vit actuellement à Montpellier où il exerce comme enseignant/formateur en Français-Langue-Étrangère. Il est membre de l'association Les Écrivains Méditerranéens et rédacteur adjoint de la revue Souffles.

Bibliographie

Publications

  • Pirogues et autres brûlures, La Porte, 2012
  • Premiers dits du colibri, Prix Max Pol Fouchet 2007, éd. Le Castor Astral, 2007
  • Ces voies qui nous empruntent, éd. La Dragonne, 2006
  • De Marrakech à Essaouira, lettre à R. Depestre , éd. H-C, avec collages de l'auteur, 2003
  • Lettre de Marrakech à F.J.Temple , éd. H-C, avec collages de l'auteur, 2002, 2003
  • Quelques (rencontres) possiblesavec Grégoire Bonzi, éd. Lucarnes Sur…, 2000, avec le concours du Centre Régional des Lettres Languedoc-Roussillon.
    Ce livre a été prolongé d'une exposition et de spectacles (Montpellier, Béziers, Le Puy en Velay, Lyon, Nancy, Ferney-Voltaire)
  • Ici la belle et immense table de la pampa, éd. Jacques Brémond, 2000, Prix Ilarie Voronca des Journées Internationales de Poésie de Rodez
  • Ce petit hameau du Mato Grosso, éd Domens, 1999, Grand Prix de poésie Arcadia-ville de Béziers
  • Travaux universitaires : "Vers une approche poétique en classe de langue, les ateliers de créativité poétique" (mémoire de maîtrise, université Montpellier III, 1999) et publication d'articles dans des revues de didactique du Français.

    Il a également participé aux revues Arpa, Autre Sud, Décharge, Souffles, Vagabondages ainsi qu'à diverses émissions radiophoniques. Il a animé des ateliers de créativité poétique en illettrisme et en Français-Langue-Étrangère ainsi que des formations pédagogiques tant en France qu'à l'étranger.


  • Actualité

    Nouvelle(s) parution(s)

    Pirogues et autres brûlures La Porte (2012)

    Autres parutions présentées sur ce site

    Ces voies qui nous empruntent La Dragonne (2006)

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    Extrait
    Obrigado

    Au train où vont les choses qui vivent, Rio, gare centrale, la question du quai toujours,
    et les fourmis brillantes des affichages en partance, au train où vont les choses qui vivent,
    mine de rien, mines de plus rien, mais toutes les tourmalines sont des yeux de gamins qui vite, vite,
    distribuent la lumière sur les chaussures des hommes assis, au train où vont les choses qui vibrent,
    au-delà des verrières, des ferronneries, des collines, des becs verseurs des favelas, du Pain de sucre
    et du caramel des miracles, au train où vont les choses qui vibrent comme des turbines,
    mais c'est aussi la fée électricité cette secousse, ou le barrage d'Itaïpu ce quai qui s'éloigne,
    ma partance,
    au train où vont les choses qui vivent sans crier gare, ta main, tes yeux,
    au train où vont les choses, Larissa, le caraco du désir et tous ces aiguillages possibles,
    bien au-delà de tes hanches brunes et du diamant d'ombre du nombril,
    bien au-delà de cette fenêtre où d'un sourire tu casses les noisettes de tes yeux,
    je suis à ta merci, obrigado, si tu dis encore cette parole ronde et luisante comme noix du Brésil
    je suis à ta merci, obrigado, jusqu'aux ballasts noués du Sertão,
    et j'irai même manger les chiens de Shackelton.


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