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Poète d'aujourd'hui

Jacqueline Persini


Biographie

Jacqueline Persini-Panorias, née à Marseille, vit à Paris.
Après avoir cheminé dans les sentiers escarpés de la psychanalyse, se consacre actuellement à la poésie et aux ateliers d'écriture
Membre de la charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, de la SDGL et de l’association « Lire faire lire ».
Fait partie du comité de rédaction de la revue Poésie Première, responsable de la rubrique Poésie jeunesse.
Dans ses livres autobiographiques (L’Harmattan. Aspect), alternent poèmes et proses poétiques. Des recueils de poésie (- Ficelle - Encres vives) ouvrent un espace imaginaire où cohabitent le ludique et le grave.
Avec la poésie jeunesse (-Le Dé Bleu - Soc et Foc) elle se laisse prendre plus encore dans des tourbillons de sons et de sens où l’enfance ne se retrouve pas mais se réinvente dans ses drames et ses émerveillements.
Ecrire, c’est s’approcher de ce que Breton appelle « l’infracassable noyau de nuit » mais aussi jouer avec les vacillements de sons et de sens, inventer quelque luciole.

Bibliographie

  • Cascades et séquoias, illustré des peintures de Pierre Delcourt, éditions Unicités, 2016
  • poèmes à queue de fourmi Donner à voir, 2013
  • Ce moineau impudique , Editions de l'Atlantique, 2012
  • Contre l'humain il est des crimes, éd. L’harmattan, 2011
  • Tard je t'ai reconnue, Aspect, calligraphie de Marc Bergère, 2011
  • Quatre fois vite un chuchotis Soc et foc, 2009
  • Danser avec la sitelle, éd. Ficelle
  • Histoire de ma maison ou Naître (coll. Poètes des cinq continents), l'Harmattan
  • Le Soleil aveugle Existent-ils des psychanalystes qui rendent fou (coll. Psychanalyse et Civilisations), l'Harmattan, 1992, rééd. avec ajout d’une préface, de questions aux analystes, et d’un texte sur la création, 2015.
  • Au devant d’elle, Encres vives (coll. Encres Blanches)
  • Herbes vivantes Espace analytique et poésie (coll. Psychanalyse et Civilisations)
    (Témoignage de son travail d'analyste sans utilisation de la théorie mais avec une écriture littéraire et même avec des poèmes)

    Poésie jeunesse :

  • Si petits les oiseaux (coll. Le farfadet Bleu) illustré par Evelyne Debeire, le Dé bleu
  • Maisons à dormir debout illustré par Point*Point, Soc et Foc
  • Quatre fois vite un chuchotis illustré par Célia Chauffrey, Soc et Foc, 2009, réédité en 2010

    Quelques poèmes ont été publiés dans les revues :Publications en revue : Arpa, Concerto pour Marées et Silence, Corps puce Mille et un poètes, Décharge, Friches, Francopolis, In-fusion, La Passe, Les cahiers de la rue Ventura, Passage d’encres, Phoenix, Poésie sur Seine, Poésie Première, Portulan Bleu, Propos de Campagne, Saraswati, Verso.

    Participation à des anthologies :
  • Anthologie poétique Charlibre : le poème du jour d’après « Ne nous laissons pas abattre », éditions Corps Puce, 2015.
  • Effraction, L’Harmattan (collectif de Poètes des cinq continents), 2015.
  • Arbres, Donner à Voir.
  • l’anthologie poétique francophone de voix féminines contemporaines, pas d’ici, pas d’ailleurs, Voix d’encre, 2012
  • Visages de poésie, Jacques Basse, Rafaël de Surtis, Tome 3, 2010.
  • Sillons Sillages, Soc& Foc, 2009

    Livres d’artiste :

  • D’abord est la mer, L3V accompagné des peintures de Pierre Delcourt et présenté par MT galerie, 2013. Livre pauvre.
  • Consentir au jardin, illustrations Dominique Moulin, édition Le moulin à lire, 2014.
  • Les cornes en rigole, illustrations de Dominique Deboffle, Forêt Secrète Éditions, 2015.

    Participation à des expositions organisées par le groupe MnemoArt (Tamara&Jean-Pierre Landau) :
  • À Milan, « Goûter le poème » dans le catalogue de l’exposition «Énergie pour la vie».
  • À Rome, dans l’exposition B.A.R. Beauté, art et restauration aux Archives centrales d’état : « Goûter le poème » avec la performance de Tamara Landau. You Tube : MnemoArt Performance : Claude Yvans


  • Actualité

    Nouvelle(s) parution(s)

    Le fileur de voyelles Soc et foc (2017)
    Cascades et Séquoias Unicité (2016)
    poèmes à queue de fourmi Donner à voir (2013)
    Ce moineau impudique Editions Alcyone (2012)

    Autres parutions présentées sur ce site

    Contre l'humain il est des crimes L'Harmattan (2011)
    Tard je t'ai reconnue Aspect (2011)
    Quatre fois vite un chuchotis Soc et foc (2009)

    + Consulter les archives


    Extrait
    Extraits de "Ce moineau impudique"

    À l’instant où l’encre ne vaut plus
    Autant que baiser et salive
    À l’instant où le tapis clair
    S’allume de feux follets

    Il attise sa faim, sa soif
    Fait d’elle un vampire.

    Avec des gestes amples
    Il parcourt ses rondeurs
    Rampe dans tous ses angles
    Rince sa vraie demeure.

    Par souterrain, il conduit les caresses
    Suspend ses gestes au plus haut
    De la crête, ondule au plus intime d’elle.

    Même si s’entretoisent les solitudes
    Tous les bouquets deviennent rouges


    Extrait de "Tard je t'ai reconnue":

    Mon amante aimante

    Dans mes bras ma mère je te prendrai te porterai avec délicatesse
    Je te promènerai et nous parlerons encore nous parlerons
    Nous irons vers cette rive où on ne tue pas avant de naître
    Où dans l'éclat des calanques les voix amenuisent
    Le chemin de la soif à la bouche
    Mains ouvertes aux clameurs nos souffles tisseront de secrètes marées
    Pendant que les lumières chatouilleront des coquillages les oreilles
    Si me prend l’envie de courir loin sans te perdre des yeux
    Je déposerai là comme un galet ton âme
    Ton âme quelque part deviendra nénuphar
    Et peut-être visage
    Comme à l’orée du jour je me pencherai du haut d’un grand espace
    Et ma chair inconnue au seuil de ta vision bercera paysage

    N’aies pas peur avec mes petits bras je te protégerai des bêtes de leurs yeux de leurs griffes
    Pour que lâche panique tu boiras dans mon ventre plein de gouttes de ciel
    Tu deviendras ma ville mon amante aimante aux yeux non chahutés par les cailloux d'ici
    Ma lointaine enfermée ma méconnue au cœur brûlé peut-être naîtras-tu dans un autre pays ?

    Extrait de "Poèmes à queues de fourmis"

    Des fourmis aux queues de dix-huit mètres
    Ne tirent pas un char plein de pingouins
    Ne parlent même pas latin.

    Elles font la cour à la rousserolle
    Après avoir volé à la baleine
    Son rouge à lèvres.

    On ne sait pas pourquoi
    De leur chemin elles écartent
    L’âne gris et libèrent le cheval blanc

    Celui qui fait frémir
    Les herbes

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