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poète
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Alain Jouffroy | |||
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événements actualité 2010
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Fête-hommage à Serge Sautreau - (08/06/2010) |
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événements années précédentes
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biographie
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Né en 1928 à Paris, il est l’auteur d’une œuvre très abondante. Poète, écrivain et critique d'art, Alain Jouffroy a dirigé XXe siècle et fondé Opus. Par le roman, l’essai, le poème mais aussi par un dialogue critique et constant avec les peintres de son temps. Il est l'auteur de nombreux textes sur l'art et il est lié au groupe des « Objecteurs » en 1965. |
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bibliographie
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Etre-avec La Différence (2007) Trans-Paradis. Express Gallimard (2007) C'est aujourd'hui toujours (1947-1998) Gallimard (2005) Ode à André Breton, un imagier d'Alain Jouffroy Aldébaran (2002) Il a publié récemment Dernière recherche de l'âme, demain, Edition du Rocher, 1997 et le CD-Rom Marcel Duchamp Conversation, Centre Georges Pompidou-Dumenchez 1997. Trajectoire, Paris, Gallimard, 1968 Le Temps d'un livre, Paris, Gallimard, 1966 Une Révolution du regard, à propos de quelques peintres et sculpteurs contemporains... Paris, Gallimard, 1964 Un Rêve plus long que la nuit, Paris, Gallimard, 1963 Le Mur de la vie privée, récit. Paris, B. Grasset, 1960 A toi, Paris, Gallimard, 1958 |
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extrait
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HORS SANG Ce qui se dit sur le bord de la route s'entend sur le bord du ravin.  Wou Tch'eng-en, Le Singe pélerin Au bord de la route, j'ai dit Mon être et j'ai dit mon néant. Au bord de la route, j'ai dit « Personne n'a encore jamais avancé assez loin. » Au bord de la route, je me suis amusé En piaffant, en sifflant, en parlant. Au bord de la route, j'ai refusé De tomber n'importe où, les pieds devant. Au bord de toutes les routes de l'Orient, Au Liban, en Syrie, en Abyssinie, En Chine, au Japon et en Corée, J'ai parfois dansé en chantant. L'herbe du ravin a écouté mes chants, L'herbe du ravin les a répercutés Jusqu'aux profondeurs du néant. L'herbe du ravin est mon passage à gué. L'herbe du ravin ravit les mots de la gaieté. Au bord de la route, j'ai continué à chanter. Continué à psalmodier, à parler au ciel béant. Au bord de la route, je n'ai jamais désespéré Et j'ai rencontré d'innombrables passants. Croisé des chevaux, des serpents, des éléphants. Au bord de la route, j'ai agité ma cloche Et quand je m'arrêtais, j'écoutais le silence. J'entendais ce qui se trame sous les pieds. Et puis je reprenais la route, en chantant toujours, Tel le vagabond qui s'enfuit du nord. Au bord de la route, je me suis fait des amis. Et quand la nuit tombait, je leur parlais longtemps. J'écoutais toutes leurs histoires de passants. Tout ça m'a pris énormément de temps. L'herbe du ravin était mon pain, mon vin. Je m'y couchais souvent, fourbu de mille chemins. Mon squelette pesait des centaines de kilos. Mais, très tôt le matin, je me relevais Pour continuer à suivre la grand-route A l'écoute de tous les bruits du lointain. Chère herbe du ravin, toi qui entends tout, Tu m'as fait croire aux plus absurdes utopies. C'était drôle, parfois, de te voir virer au noir. Beau, si beau que j'en ai pleuré d'étonnement. Chère herbe du ravin, tu m'as préservé de la gloire. Je fais partie, depuis un bout de temps, de tous tes secrets. J'ai disparu, grâce à toi, hors de tous les sangs. Porteur de quelques présages, J'ai lu dans toutes les cartes de la galaxie. Au bord de la route, j'ai ressuscité l'amitié. Je m'y suis donné, comme à Dieu dans sa tombe. Au bord de la route, j'ai épousé l'herbe de vin Mais j'irai, jusqu'à la fin, encore un peu plus loin, Tel Charlie Chaplin. Septembre 2003 |
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autres poèmes
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Pour une définition de la vie |
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