|
poète
|
Colette Nys-Mazure | |||
|
|
||||
|
événements actualité 2010
|
Lectures de poètes en mairie du 2ème - (10/03/2010) Mardi, je lis ! Rencontre avec Colette Nys-Mazure - (09/03/2010) |
|||
|
événements années précédentes
|
Consulter les archives | |||
|
biographie
|
Longtemps professeur de lettres, j'anime des chantiers de lecture et d'écriture. J’aime travailler en correspondances avec des peintres (Roger Dudant, Alain Winance, Bern Wéry..), sculpteurs (Gigi Warny), musiciens (CD Cordon Nord-Sud), graveurs (Ingrid Dubois, Manuela Pamelin) Je collabore à différents journaux et revues ; je partage mon enthousiasme pour la littérature de Belgique avec des lecteurs et auditeurs des Etats-Unis, d’Italie, de Suède et d'ailleurs. Poète en résidence à Rochefort-sur-Loire de mars à juillet 2002. Résidente à la Villa Mont-Noir, Centre départemental de résidence d’écrivains européens, (France) en septembre 2002 et en avril 2003. www.colettenysmazure.be |
|||
|
bibliographie
|
Et nous, par tous les temps La Porte (2008) Feux dans la nuit Labor (2005) Célébration de la lecture Labor (2005) La chair du poème Albin Michel (2004) Poésie Amay, L'Arbre à Paroles, 1990 - Grand Prix de Poésie pour la Jeunesse - Ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, Maison Réédition Paris, Desclée de Brouwer, 2002, Collection « Littérature ouverte » Réédition par Esperluète Editions, Noville-sur Mehaigne, 2000 Illustrations de Anne-Catherine Van Santen Livres d'artistes avec Auck: Cinq sizains mobiles et En tous sens, 2003 et 2004 Essais Nouvelles Théâtre: Traductions en différentes langues. |
|||
|
extrait
|
C'est une femme de soie sauvage. Poreuse sous les mains savamment tendres. Une femme de collines et de combes, de feuillages, de mousses. Une ligne sinueuse en volutes et voluptés. Sucs et salives, écartèlement vertigineux. Elle, disloquée, réunie. Une femme très loin, à héler, harponner. Très proche à pétrir, goûter, savourer. Une femme d'espace amoureux saturé de miel et d'ombres intimes, de fière approchée, de tressaillement secret. Rauque et luisante dans la rumeur du plaisir imminent. Tambour de la jubilation. (aimée-aimante) Elle conte, raconte. Le galet, l'iris jaune, le profil perdu. Elle exhume une parcelle d'infini, un effroi aux oubliettes. Elle pare la mort, dénonce l'intrigue, hâte l'aurore. Elle transmute le saladier de faïence fleurie et le vagissement hagard du nouveau-né. Elle dit et le bouquet flambe, le visage avoue, l'âme s'enhardit. A la parole, elle confie le surcroît de vie qui la presse et l'étoufferait. Elle détient le secret des merveilles latentes. Les ravive d'un verbe débridé.(diseuse) L'écriture comme un grand lit nuptial Célébrer le pétillement des soleils sur les ardoises sur les vitres les pièces d'eau pâle l'excès d'ardeur sous l'humus l'écorce la chape nuageuse Attester attiser la gloire du simple l'ordinaire enchantemen quand se taisent les tambours de rancoeur et de sang (écrivaine) Extrait de Feux dans la nuit, La Renaissance du Livre, 2003 |
|||
|
autres poèmes
|
Hommage à Baudelaire et Marie Noel Les enfants martyrs |
|||