120 nuances d’Afrique

Auteur : Christian Poslaniec

<i>120 nuances d'Afrique</i>

L’anthologie du 19ème Printemps des Poètes établie par Bruno Doucey, Nimrod et Christian Poslaniec

En librairie le 16 février 2017

Le mot de l’éditeur : L’anthologie que nous publions pour la 19ème édition du Printemps des Poètes est une invitation à explorer le continent injustement méconnu de la poésie africaine. Et cela ressemble à un voyage. Voyage dans le temps, à la rencontre des griots et de l’oralité native du poème ; voyage dans l’espace, d’est en ouest, du nord au sud, sans ignorer les territoires situés au-delà du continent. Car toutes les Afrique cohabitent dans ce livre : méditerranéenne, saharienne, sahélienne, équatoriale, australe ; américaine quand le poème devient blues ; Afrique des Éthiopiques et des Atlantes ; Afrique noire, blanche ou métisse, continentale ou insulaire, qui s’étire jusqu’aux Antilles et à Mayotte. Un monde s’éveille sous nos yeux : celui des rythmes incandescents et de la parole libérée.

Parmi lesquels : Tanella Boni, Breyten Breytenbach, Aimé Césaire, Léon‑Gontran Damas, Ananda Devi, Habiba Djahnine, Tahar Djaout, Mohammed El Amraoui, Hawad, Edmond Jabès, Sylvie Kandé, Amadou Lamine Sall, Abdellatif Laâbi, Werewere Liking, Alain Mabanckou, Toni Morrison, Samira Negrouche, Ketty Nivyabandi, Gabriel Okoundji, Moncef Ouhaibi, Léopold Sédar Senghor, Warsan Shire, Wole Soyinka, Véronique Tadjo, Hama Tuma, Tchicaya U Tam’si, Abdourahman Waberi, Derek Walcott, Kateb Yacine…

Paru le 1er février 2017

Éditeur : Editions Bruno Doucey

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

Matthieu Messagier

post-verbum aux demains sans tutelles

la plupart des manèges et la nuit a tardé
dessus les restes hasards de sueurs nouvelles nées
et dès que les rôles emportent les légendes
là où les sons obtiennent le fard à déprendre
sur les voiles de larmes encore rugueuses
que le parage a abandonné derrière lui
des papillons de nuit aux teintes obscurantes
pour ce que leur vie arrête en ce royaume
soudain allument de biais sans que l’os y consente
les us inespérés de mondes en dense et séculiers
et les dés à découdre du moins résolvent les passés
et au chas des jeux de pôles se faufilent d’autres étés
si l’écho des odes après-voir offre la merveille
même surgie d’ailleurs où l’âme se porte sans appareil

inédit pour le Printemps des Poètes