60 auteurs, peintres et poètes écrivent à Mathieu Bénézet

Auteurs : Christian Doumet, Mathieu Bénézet, Christiane Veschambre

<i>60 auteurs, peintres et poètes écrivent à Mathieu Bénézet</i>

Claude Adelen / Ali / Hervé Baudat / Mathieu Bénézet / Jean-Michel Binsse / Philippe Blanchon / François Boddaert / François Bon / Jean-Paul Bota / Yves Boudier / Isabelle Cavalleri / Bernard Chambaz / Jean-Pierre Chevais / Francis Cohen / Marcel Cohen / Pascal Commère / Fabienne Courtade / Seyhmus Dagtekin / Robert Davreu / Michel Deguy / Dominique Delpirou / Roger Dextre / Christian Doumet / Hélène Durdilly / Marie Etienne / Gérard Farasse / Jean Frémon / Antoine Gallien / Olivier Gallon / Joël Galvaing / Christian Ganachaud / Lilianne Giraudon / Gérard Haller / Philippe Hélénon / Jean-Paul Héraud / Geneviève Huttin / Daniel Jacoby / Gilles Jallet / Hédi Kaddour / Patrick Laupin / Jacques Lèbre / Yves Mabin Chennevière / Denis Martin / Yves di Manno / Christophe Marchand Kiss / Xavier Maurel / Patrick Maury / Jean-Paul Michel / Jacques Munier / Jean-Luc Nancy / Bernard Noël / Gérard Noiret / Laurent Pinon / Lionel Ray / Christian Rist / Paul Louis Rossi / Valérie Rouzeau / Claude Royet-Journoud / Caroline Sagot-Duvauroux / Yalla Seddiki / Jacques Sojcher / Michel Surya / Esther Tellermann / Franck Venaille / Christiane Veschambre / Jean-Jacques Viton

Le numéro est paru le 10 octobre 2008 pour le salon de la revue à l’espace Blancs Manteaux à Paris dans le 4ème.

Paru le 1er octobre 2008

Éditeur : Le Préau des collines

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.