Surtitre

A Bagdad à Bassora de Chekib Abdessalam

Sous-Titre

De Chekib Abdessalam.
Préface de Philippe Tancelin.
Collection Poètes des cinq continents

"Au-delà du nettoyage sémantique, les mots-clé de la novlangue super-techno ne peuvent pas faire oublier à l’humanité meurtrie, mutilée, l’inacceptable barbarie des va-t-en-guerre. A Bagdad à Bassora, un beau livre avec ces moments de grâce, qu’il propose au milieu de l’horreur. Emotion, évocation dynamique et cruauté… "Quand l’histoire n’est plus prise en otage par l’événement mais traverse le chant cosmique des libres déraisons d’espérer une libération… Parce que les mots du poème n’abandonnent pas le combat des lettres contre le chiffre des morts au napalm ou au M1A2, la langue déployée des stratèges nous apparaît de massive mutilation."

Paru le 1er décembre 2003

Éditeur : L’Harmattan

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.