À la verticale

Quand même le ciel serait lacéré
par nos ombres meurtrières,

recousons-le avec les fils ténus,
et même usés, de nos poèmes

à la verticale de l’hiver comme de l’été
traversés de vents contraires,

gonflés d’une irréductible confiance
en l’impossible advenue.

Réginald Gaillard, Hospitalité des gouffres, « À la verticale », Éditions Ad Solem, 2020.

Poème
de l’instant

Dans la solitude des champs de coton

Je ne suis pas là pour donner du plaisir, mais pour combler l’abîme du désir.

Bernard-Marie Koltès, Dans la solitude des champs de coton, Éditions de Minuit, 1987.