A surveiller de près, à punir parfois par Didier Arnaudet & Jacques Perconte

Auteur : Didier Arnaudet

A surveiller de près, à punir parfois par Didier Arnaudet & Jacques Perconte

Coffret audio avec un CD-audio de 41 mn + livre 48 pages, 15 euros

Dans ce jeu entre poésie (Didier Arnaudet) et musique électronique expérimentale (jacques Perconte), il est avant tout question d’un espace d’échanges et d’écoute entre les deux artistes qui se servent l’un de l’autre afin de construire un collage sonore éphémère. L’improvisation est une donnée importante de cette collaboration. La rencontre est sans cesse en expérimentation. Chaque lecture-concert s’organise à partir de « trames » : d’un côté le texte (phrases issues du quotidien, échos fictionnels, ritournelles), de l’autre la musique (nappe musicale, diverses possibilités sonores sur ordinateur).

Les auteurs
Né en 1951, Didier Arnaudet vit et travaille à Bordeaux et a participé à plusieurs anthologies de poésie. Il collabore avec CCP (cahier critique de poésie) et art press. Il a déjà publié, aux éditions Le bleu du ciel, en collaboration avec des photographes et artistes bordelais : Exercices d’équilibre (livre et cédérom), En bras de chemise malgré la fraîcheur matinale (2001), La déchirure venue (1996) et L’affiche de poésie n° 24 “Donc, il va falloir sévir. Mais bon, d’une autre manière” (1999).
Jacques Perconte est né en 1974. Il vit et travaille à Paris où il explore, depuis 1996, la fiction et l’abstraction à travers différents supports électroniques (internet, cédérom, vidéo, photo, musique). Son travail a été présenté, entre autre, à la Biennale de Santiago (Chili,1999 et 2001) et au festival d’arts électroniques et des nouveaux médias, de Chiangmai (Thaïlande, 2003).

Couverture © F. Desmesure

Paru le 1er septembre 2005

Éditeur : Le Bleu du ciel

Genre de la parution : CD

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.