Celles-sur-Belle

Coordonnées
Adresse :
Abbaye Royale de Celles-sur-Belle
1 avenue de Limoges
79370 Celles Sur Belle

Contact : Monsieur Laurent Gobin
Téléphone : 05 49 32 14 99
Email : abbayeroyalecellessurbelle@wanadoo.fr
Site internet

La Commune de Celles-sur-Belle (3600 habitants, constituée de trois communes associées, Celles, Verrines et Montigné), a obtenu le label « Ville en poésie » en janvier 2013. C’est la première ville des Deux-Sèvres à obtenir ce titre qui fait sa fierté. Tous ses partenaires : écoles, collège, maison de retraite, bibliothèque, associations, commerçants et participants individuels, se réjouissent également de ce label qu’ils désirent continuer à honorer.
Il est la reconnaissance de longues années de travail collectif, sur la lancée du Printemps des Poètes, avec les Semaines poétiques de mars fédérées par la Municipalité, et le travail assuré toute l’année par l’atelier de poésie du Foyer rural de Verrines, coordonné par Huguette-Maria Quintreau. Cet atelier créé en 2006 par des passionnés d’écriture, participe à la vie poétique celloise qu’il anime en lien avec des partenaires multiculturels.
Son objectif est d’intégrer la poésie à certaines manifestations locales et de tisser des liens avec d’autres centres poétiques géographiquement proches, comme la Maison de la poésie de Poitiers, l’Union régionale des Foyers ruraux de Lezay avec Jean-Jacques Épron et ses chantiers poétiques.
Ce label, né d’amitiés et de complicités diverses surfant sur le désir et le plaisir d’une parole poétique où s’explore le monde, est un encouragement à continuer.
C’est cette énergie et cet espoir qui animent l’équipe municipale et tous les bénévoles de notre petite ville où se succèdent rencontres et multiples animations avec l’ensemble des enseignants et tous les passionnés de poésie.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.