AbécéBêtes

d’Olivier Tallec

AbécéBêtes

De l’âne albinos assis sur son ananas au zèbre zélé zigzaguant en zeppelin, chaque lettre de l’alphabet est développée sous la forme d’un poème amusant qui donne lieu à d’étonnantes illustrations.
Presque tous les mots des poèmes commencent par la lettre mise en valeur puis se retrouvent dans l’image, ce qui encourage le jeu d’aller-retour entre le texte et le dessin. L’auteur des Quiquoi laisse parler son imagination débordante et donne vie à des images riches, idéales pour découvrir l’alphabet en s’amusant !

OLIVIER TALLEC est né à Morlaix en 1970. Il a suivi l’École supérieure des arts appliqués Duperré. Après avoir été graphiste, il travaille aujourd’hui à Paris comme illustrateur pour la presse et l’édition. Il publie chez de nombreux éditeurs comme Gallimard Jeunesse (la série “Rita et machin”, textes de J.-P. Arrou-Vignod), le Père Castor, Autrement Jeunesse (notamment la collection “Français d’ailleurs”)… et Hélium, Pas de pitié pour les baskets (texte de Joy Sorman). Chez Actes Sud Junior, il a illustré l’album Jérôme par coeur (texte de Thomas Scotto), Les Quiquoi et l’étrange maison qui n’en finit pas de grandir, Les Quiquoi et l’étrange sorcière tombée du ciel, Les Quiquoi et le bonhomme de neige qui ne voulait pas fondre et Les Quiquoi et le chien moche dont personne ne veut (textes de Laurent Rivelaygue), Blob, l’animal le plus laid du monde (texte de Joy Sorman) et de Qu’est-ce quelle a donc, cette Joconde ? (texte de Vincent Delieuvin).

Il est par ailleurs, l’auteur et l’illustrateur des albums Louis 1er, roi des moutons (Prix Landernau Album Jeunesse, 2014), Qui Quoi Qui ? Qui Quoi Où ? Qui Quoi Quoi ?, La vie des mini-héros, J’en rêvais depuis longtemps et Abécébêtes.

Paru le 4 septembre 2019

Éditeur : Actes Sud

Genre de la parution : Jeunesse

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.