Ad Solem

Ad Solem, « vers le Soleil » : un nom, un esprit aussi, résolument tourné vers la « Lumière qui éclaire tout homme en ce monde ». Depuis quinze ans, chacun de nos livres veut à sa manière être un éclat, une étincelle pour faire rayonner le sens, un espace entre le monde et Dieu, pour permettre la rencontre du Verbe à travers les mots. Rencontre directe, par le biais de la littérature spirituelle…

Contact

10, rue Mercoeur

75011

Paris

Pain de lumière

2 octobre 2019

Pain de lumière

Pourquoi la parole ? Pourquoi le langage ? Pour remercier et partager avec les mots la réponse que suscite l’émerveillement devant les choses – devant la vie. Nos mots se présentent alors comme des « pains de lumière ». Ils nourrissent et éclairent en même temps le lecteur. L’invitent à son tour à prolonger la chaîne d’une reconnaissance dont l’impulsion première remonte chaque génération et se confond avec l’Origine. Dans ce nouveau recueil, les mots de Janine Modlinger se trouvent déposés comme une manne (…)

Psaumes de la foi vive

22 mai 2019

Psaumes de la foi vive

Après Psaumes du bel amour et Psaumes de l’espérance, Psaumes de la foi vive vient conclure le triptyque poétique de Gérard Bocholier. Dire ce qui ne peut pas se voir encore mais qui se vit déjà. Les poèmes de ce nouveau recueil constituent comme une margelle donnant sur l’infini. Ils ne décrivent pas : ils trans-crivent ce moment où les choses se rendent transparentes à la Présence qui les porte. La foi vive est une épuration : poétiquement, elle se traduit par un retournement de la parole, qui cherche (…)

La couleur pure

16 mai 2019

La couleur pure

Dans ce nouveau recueil, Paul Guillon (d)écrit la vie, notre existence. Des paysages d’Italie, des ambiances de famille, des regards tournés vers l’Infini. Et il y a les mots. Les mots pour partager ce qui a été vu, ou ressenti. Des mots comme des qualités des choses : impressions, odeurs, couleurs, saisies, comme fixées dans le langage. Mieux que la prose, la poésie dit l’envers du monde. Non pas sa face cachée, mais le rapport premier qu’il nous permet d’entretenir avec lui – rapport poétique, qui (…)

Variations sur le silence

16 janvier 2019

Variations sur le silence

Présentation : Des mots qui sourdent du silence de la contemplation, et qui reconduisent à la vie, non sans épouser dans l’intervalle son cours et les détours qu’elle prend dans nos existences ordinaires. Comment dire la vie silencieuse qui nous habite, sinon dans une écriture où poésie et réflexion se soutiennent dans une unité de style qui caractérise l’écriture de Philippe Mac Leod. Écriture de l’excès perçu dans l’attention aux choses et aux êtres, Variations sur le silence se veut comme un appel à (…)

Supplique du vivant

16 janvier 2019

Supplique du vivant

Présentation :
L’amour seul engendre l’espace
et ne survit que le désir, balle jetée
d’un mur à un autre mur, les yeux comme des billes
et l’issue toujours plus secrète.
Il est des livres dont les mots touchent, ou presque, ce qu’ils désignent. Comme par transparence, s’effaçant devant ce qu’ils veulent transmettre ou faire partager, ils ne décrivent pas mais écrivent ce dont l’auteur vit, ce qui l’a poussé à entamer un chemin d’écriture en rupture avec le monde et ses artifices. Un livre, comme une « (…)

A-Eden

3 décembre 2018

A-Eden

Ce nouveau recueil de Jean Maison remonte l’alphabet comme on remonte le temps, jusqu’à la première lettre – jusqu’au premier lieu d’où toute histoire procède : A – Eden. Une lettre, un lieu. A-Eden se présente comme un poème liminal. Une parole du seuil, proche de l’origine et pourtant déjà tournée vers l’histoire à dire qui comme se compresse dans la première lettre. Quelle histoire ? Celle de l’homme et de la femme – de l’amour qui donne sa raison d’être à tout.
Ainsi débute le A, par le lignage des (…)

Traversée

26 septembre 2018

Traversée

Recueil de Janine Modlinger.
"En chemin vers Florence. Un regard se perd dans le paysage. Ou plutôt il cherche. Il se cherche comme on cherche un vis-à-vis, un visage ami, un visage aimé. Le visage d’une mère perdue trop tôt et qui transforme la vie en une longue attente. Attente qui alors donne d’autant plus de valeur à chaque rencontre, à chaque présence. Attente qui creuse l’attention néanmoins. Parce que peut-être, ce visage, ce paysage, ce tableau laissent apparaître quelque chose d’inattendu : (…)

Approche de l'aube

26 septembre 2018

Approche de l’aube

Recueil de Thierry-Marie Clément
Préface de Jean-Pierre Lemaire

Tranquillement inquiet

1er mai 2017

Tranquillement inquiet

« Tranquillement inquiet » : ce nouveau recueil de Jean-Pierre Denis tient tout entier dans cet oxymore. Attitude en même temps qu’interrogation, il veut dire l’ignorance que nous entretenons au sujet de nous-mêmes. « Sens de la vie », « but de l’existence », « réussite ». Nous aspirons à la clarté, et en même temps nous composons avec l’hypocrisie qui ménage notre espace vital dans la société. Sans complaisance, Jean-Pierre Denis s’attache à faire tomber ces masques. L’espace ouvert par l’écart des « paumes (…)

Le soleil s'est réfugié dans les cailloux

8 mars 2017

Le soleil s’est réfugié dans les cailloux

Matin ou soir peu importe les cloches nous ponctuent
En août 2014, en Syrie, Anne-Lise Blanchard découvre les villes fantômes de Qousayr, Homs. Les maisons des quartiers chrétiens ont été incendiées pour empêcher tout retour, une bombe a été placée dans la cathédrale de Homs. Elle écoute les paroles des déplacés en Syrie, des réfugiés au Liban. « Je les recueille comme de précieux fragments d’une vérité dénaturée, d’un quotidien ignoré ». « Nous vivons l’oecuménisme du sang » affirme en juin 2015 le (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.