Ad Solem

Ad Solem, « vers le Soleil » : un nom, un esprit aussi, résolument tourné vers la « Lumière qui éclaire tout homme en ce monde ». Depuis quinze ans, chacun de nos livres veut à sa manière être un éclat, une étincelle pour faire rayonner le sens, un espace entre le monde et Dieu, pour permettre la rencontre du Verbe à travers les mots. Rencontre directe, par le biais de la littérature spirituelle…

Contact

10, rue Mercoeur

75011

Paris

L'Horizon patient

1er mars 2022

L’Horizon patient

Depuis Le Soleil s’est réfugié dans les cailloux, son précédent recueil
en 2017 chez Ad Solem où l’auteur évoque avec sensibilité et pudeur
les mois terribles passés en Syrie lors des combats, Anne-Lise
Blanchard a continué d’écrire et de publier. Elle organise des
lectures et prépare un « printemps des Poètes » dans la région de
Grenoble. Elle nous livre ici un recueil plus apaisé, mais non moins
fort de sens et de lucidité :
Devançant
le prochain taillis
l’oeil rattrape
le chevreuil échappé (…)

Sertão mystique et autres poèmes

1er février 2022

Sertão mystique et autres poèmes

Ce recueil nous mène à travers différents paysages : le sertão brésilien, zone semi-aride, dont la religiosité du petit peuple inspire le poète ; la campagne angevine, dont de courts poèmes – les trovas – saisissent des choses vues. Il nous mène aussi à travers différentes rencontres qui ont marqué durablement l’auteur.

Ils ressemblent à des arbres et ils marchent

13 octobre 2021

Ils ressemblent à des arbres et ils marchent

Devenir poète après une carrière d’enseignement dans l’économie surprendra ceux qui pensent que la poésie est affaire de rêve et d’irréel. Bien au contraire : elle est plutôt attente des éveils et lecture du monde environnant, à chaque redonné comme une promesse de l’ailleurs. Ainsi parle Marie-Hélène Soulier dans un recueil longuement travaillé, arpenté comme les terres de Corrèze où elle réside. Et ainsi, se transforment en échos familiers les grondements des eaux du ciel :
En exutoire à l’impatience des (…)

Hospitalité des gouffres

4 novembre 2020

Hospitalité des gouffres

Comme l’écrit Jean-Yves Masson dans sa préface, ce 3e recueil de Réginald Gaillard mène le lecteur en profondeur dans les abysses humaines, non pas de l’introspection, mais plutôt de la plongée en eaux profondes et rédemptrices : « Ce n’est pas que par elle-même la poésie surmonte l’épreuve ou en diminue la gravité, mais elle est là pour dire au malheur : “Tu ne me réduiras pas au silence. Tu n’auras pas le dernier mot”. » C’est bien à cette aspiration du jour nouveau, de l’homme nouveau, de cette traversée (…)

Pain de lumière

2 octobre 2019

Pain de lumière

Pourquoi la parole ? Pourquoi le langage ? Pour remercier et partager avec les mots la réponse que suscite l’émerveillement devant les choses – devant la vie. Nos mots se présentent alors comme des « pains de lumière ». Ils nourrissent et éclairent en même temps le lecteur. L’invitent à son tour à prolonger la chaîne d’une reconnaissance dont l’impulsion première remonte chaque génération et se confond avec l’Origine. Dans ce nouveau recueil, les mots de Janine Modlinger se trouvent déposés comme une manne (…)

Psaumes de la foi vive

22 mai 2019

Psaumes de la foi vive

Après Psaumes du bel amour et Psaumes de l’espérance, Psaumes de la foi vive vient conclure le triptyque poétique de Gérard Bocholier. Dire ce qui ne peut pas se voir encore mais qui se vit déjà. Les poèmes de ce nouveau recueil constituent comme une margelle donnant sur l’infini. Ils ne décrivent pas : ils trans-crivent ce moment où les choses se rendent transparentes à la Présence qui les porte. La foi vive est une épuration : poétiquement, elle se traduit par un retournement de la parole, qui cherche (…)

La couleur pure

16 mai 2019

La couleur pure

Dans ce nouveau recueil, Paul Guillon (d)écrit la vie, notre existence. Des paysages d’Italie, des ambiances de famille, des regards tournés vers l’Infini. Et il y a les mots. Les mots pour partager ce qui a été vu, ou ressenti. Des mots comme des qualités des choses : impressions, odeurs, couleurs, saisies, comme fixées dans le langage. Mieux que la prose, la poésie dit l’envers du monde. Non pas sa face cachée, mais le rapport premier qu’il nous permet d’entretenir avec lui – rapport poétique, qui (…)

Variations sur le silence

16 janvier 2019

Variations sur le silence

Présentation : Des mots qui sourdent du silence de la contemplation, et qui reconduisent à la vie, non sans épouser dans l’intervalle son cours et les détours qu’elle prend dans nos existences ordinaires. Comment dire la vie silencieuse qui nous habite, sinon dans une écriture où poésie et réflexion se soutiennent dans une unité de style qui caractérise l’écriture de Philippe Mac Leod. Écriture de l’excès perçu dans l’attention aux choses et aux êtres, Variations sur le silence se veut comme un appel à (…)

Supplique du vivant

16 janvier 2019

Supplique du vivant

Présentation :
L’amour seul engendre l’espace
et ne survit que le désir, balle jetée
d’un mur à un autre mur, les yeux comme des billes
et l’issue toujours plus secrète.
Il est des livres dont les mots touchent, ou presque, ce qu’ils désignent. Comme par transparence, s’effaçant devant ce qu’ils veulent transmettre ou faire partager, ils ne décrivent pas mais écrivent ce dont l’auteur vit, ce qui l’a poussé à entamer un chemin d’écriture en rupture avec le monde et ses artifices. Un livre, comme une « (…)

A-Eden

3 décembre 2018

A-Eden

Ce nouveau recueil de Jean Maison remonte l’alphabet comme on remonte le temps, jusqu’à la première lettre – jusqu’au premier lieu d’où toute histoire procède : A – Eden. Une lettre, un lieu. A-Eden se présente comme un poème liminal. Une parole du seuil, proche de l’origine et pourtant déjà tournée vers l’histoire à dire qui comme se compresse dans la première lettre. Quelle histoire ? Celle de l’homme et de la femme – de l’amour qui donne sa raison d’être à tout.
Ainsi débute le A, par le lignage des (…)

Poème
de l’instant

Avis

Voyageurs du soir qui suivez la rumeur
Des vagues et l’étoile bleue des baies,
Gardez-vous de trop songer à vos songes
Et d’héberger pour longtemps les chagrins
Qui saccagèrent votre vie passée.
Il est au bout de la nuit une terre tout ensemble
Proche et lointaine que le jour naissant
Exalte d’hirondelles et de senteurs de goyave.
Un pays à portée de cœur et de sourire
Où le désir de vivre et le bonheur d’aimer
Brûlent du même vert ardent que les filaos.
Craignez de le traverser à votre insu :
Les saisons sur vos talons brouillent le paysage ;
Mais chaque pas est la chance d’un rêve.

Fatho Amoy, « Avis », Chaque aurore est une chance, Éditions CEDA, 1980.