Aimé Césaire : "Cahiers d’un retour au pays natal" et Tchicaya U tam’si "Epitomé" d’Eric Shima

Aimé Césaire : "Cahiers d'un retour au pays natal" et Tchicaya U tam'si "Epitomé" d'Eric Shima

Etude comparative d’Eric Shima
Approches littéraires
LITTÉRATURE ETUDES LITTÉRAIRES, CRITIQUES AFRIQUE NOIRE MONDE CARAÏBES Burundi Congo Martinique

Dans le champ de la littérature négroafricaine moderne d’expression française, il a germé deux épitomés de douleurs, le Cahier et Epitomé, nés pour recentrer l’âme nègre égarée. La genèse, la thématique et l’esthétique, en étalent l’oppression, la révolte et la protestation du Nègre. A travers les thèmes du moi, du pays et du Nègre, la relativité de la réussite du contact Blanc-Noir éblouit, Dieu devenant complice dans le mal fait à une Martinique et un Congo qui se cherchent comme deux amants.
Préface du professeur Bamboneyeho

Paru le 1er juin 2008

Éditeur : L’Harmattan

Genre de la parution : Essai

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage