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La beauté comme une trêve de Laurence Verrey

1er avril 2016

La beauté comme une trêve de Laurence Verrey

Chacune des six proses de ce recueil explore un univers différent, mais chacune à sa manière interroge l’acte d’écrire et le langage. Au travers des paysages intérieurs, des lettres de l’alphabet, du monde nocturne des rêves et des révélations, des manifestations du blanc, s’ouvre une méditation sur la beauté. Cette force fragile et éphémère est capable de tenir tête au désespoir lié à l’histoire fracassée des hommes. Il y a « danger de vie, Lebensgefahr ». De la beauté « souffle un vent de fronde, de liberté, (…)

Poésies inédites de Plinio Martini

1er février 2006

Poésies inédites de Plinio Martini

Plinio Martini est né à Cavergno dans le canton du Tessin (Suisse) en 1923 ; il y vécut toute sa vie en y exerçant le métier d’instituteur et en y élevant une grande famille. Depuis 1979, Plinio Martini repose dans le cimetière de son village. Sa vie littéraire débuta de la poésie, amis il se fit connaître avec deux romans traduits en plusieurs langues : "Le Fond du sac " et "Requiem pour tante Domenica". Un autre livre posthume complète son oeuvre en prose "Delle Streghe e d’altra" traduit sous le (…)

Filles en fleur dans la poésie sanskrite de Dominique Wohlschlag

1er septembre 2005

Filles en fleur dans la poésie sanskrite de Dominique Wohlschlag

L’Inde est terre de contrastes. Elle hante notre imaginaire de mendiants hagards grouillant sur le parvis des temples comme de bayadères langoureuses dansant sur les bords d’un étang. Imperturbable, l’ascète nu marche au milieu de senteurs et de mélodies flottantes d’une enivrante sensualité. Un moine bouddhiste du 11ème siècle aime les fleurs. De rhétorique s’entend. Dans un monastère perdu du Bengale il compose pour la postérité durant ses loisirs un bouquet de 1738 vers « bien tournés », puisés çà et (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.