Al Manar

Editions de livres d’artistes, de recueils de poésie et de nouvelles du Maghreb.

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Affolement du sang

1er juin 2019

Affolement du sang

Encres d’André Guenoun.
Quand un livre de poésie est publié, il est d’abord offert à l’entière liberté de lecture de ceux qui l’ont en main. De ce fait, les préfaces m’ont toujours paru susceptibles de limiter cette liberté d’interprétation, en l’orientant par une lecture antérieure qui ferait autorité. Sauf comme dans le cas présent : ce livre risque sérieusement l’incompréhension si on ignore de quel « terreau » il provient. Tous les poèmes d’Affolement du sang doivent leur origine à ce que Marie-Josée (…)

Mélancolie des embruns

1er octobre 2016

Mélancolie des embruns

"La main écorchée se noue aux bourgeons du magnolia. Je n’en ferai pas un bouquet car la saison déjà est passée. Je ne viendrai pas non plus me recueillir sur la tombe de la mésange. Mon jardin est une île minuscule où la mousse bleuit du trop-plein de ciel."

Rouge vive d'Estelle Fenzy

1er juin 2016

Rouge vive d’Estelle Fenzy

dessins de Karine Rougier
A l’heure où les talus s’allument
dans le soleil du bas du jour
et ma robe de vent
l’ampleur de mes pas
et de mon évasion
effraie les ombres

Nous aimons la vie plus que n'aimez la mort ! contre la terreur les poètes résistent

1er juin 2016

Nous aimons la vie plus que n’aimez la mort ! contre la terreur les poètes résistent

Paris
Sur la tasse
à la terrasse du café
les lèvres d’une femme ont laissé
une trace
rouge sang.
Francis Combes
Des poètes arabes, belges, français. Juifs, chrétiens, musulmans, athées dans l’une ou l’autre des religions du Livre. Unis contre la terreur, fille de la haine - car jamais un crime n’en justifiera un autre.

Le présent des bêtes d'Albertine Benedetto

1er juin 2016

Le présent des bêtes d’Albertine Benedetto

Le Présent des bêtes suit le fil de la mémoire et du souffle. Fil capricieux, distendu, fragmentaire, mais tenace, il se déploie dans des images prises sur l’instant, qui tentent de restituer un peu de notre vie. On y rencontre des mémés et des oiseaux, la chair vive des caresses et, toujours, l’ombre qui fait le passage si précieux. C’est un recueil grave et léger où le poème en prose tend à rendre l’élan et l’acuité d’un regard. Il dit la disparition et le legs, un présent à vivre (…)

Mûrier triste dans le printemps arabe

1er mai 2016

Mûrier triste dans le printemps arabe

Le poète dans la Cité n’a que sa plume pour déjouer l’obscurité menaçante, s’opposer à l’aveuglement, élever sa voix contre la volonté de mort, la confiscation du printemps. Chants de liberté, ces poèmes disent avec gravité et mélancolie l’attachement à la vie humaine. De Paris à Tunis, de Bamako à Palmyre, de Dakar à Lampedusa, la traversée de la Nuit est habitée par le même désir de Lumières (…)

in angulo cum libro

1er juin 2015

in angulo cum libro

Dessins de Diane de Bournazel
"le jour vient d’enlever
ses pinces à vélo
il n’y a plus d’horizons
il fait nuit
jusqu’au bout des nuits…"

Sous l'étoile de Giono de Jacques Viallebesset

1er novembre 2014

Sous l’étoile de Giono de Jacques Viallebesset

Pour saluer Giono 7
S’il devait venir ce serait une nuit extraordinaire
Les touffes d’étoiles brillaient avec des racines d’or
Quand il me montra du doigt la constellation d’Orion
Je reconnus le professeur d’espérance que j’attendais
La jeunesse c’est la passion de l’inutile nous dit-il
Et il ensemença de pervenche les champs et les cœurs
Si nous savions vivre conscients nous ne serions malades
De ce trop de sang amer au lieu du sang de miel doux…
Article à lire dans recours au (…)

La nostalgie des rosiers sauvages

1er juillet 2014

La nostalgie des rosiers sauvages

Je ne me souviens pas de cet arbre
Maintenant je le vois
Probablement c’est à cause de la lumière
Je veux aller jusqu’à la pointe
Entre ajoncs fleuris et conifères
Saluer l’océan et les mûres sauvages
Ils sont verts les arbres cette année
Les roses trémières bien debout
Et moi dans l’incandescence du ciel

Les cerises ne sont pas des lèvres

1er juin 2014

Les cerises ne sont pas des lèvres

mon coeur gros des pivoines effeuillées
pétales branlants qui épaississent les pages du livre feuilleté
ils sentent la rose aux prémices de juin
qui s’y pique s’y frotte
le doigt perle de sang
Dessins de Diane de Bournazel

Poème
de l’instant

Matthieu Messagier

post-verbum aux demains sans tutelles

la plupart des manèges et la nuit a tardé
dessus les restes hasards de sueurs nouvelles nées
et dès que les rôles emportent les légendes
là où les sons obtiennent le fard à déprendre
sur les voiles de larmes encore rugueuses
que le parage a abandonné derrière lui
des papillons de nuit aux teintes obscurantes
pour ce que leur vie arrête en ce royaume
soudain allument de biais sans que l’os y consente
les us inespérés de mondes en dense et séculiers
et les dés à découdre du moins résolvent les passés
et au chas des jeux de pôles se faufilent d’autres étés
si l’écho des odes après-voir offre la merveille
même surgie d’ailleurs où l’âme se porte sans appareil

inédit pour le Printemps des Poètes