Al Manar

Editions de livres d’artistes, de recueils de poésie et de nouvelles du Maghreb.

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Le livre à l'encre bleue des mers du Sud

9 janvier 2023

Le livre à l’encre bleue des mers du Sud

« Je peux aujourd’hui le confesser, car il y a prescription : j ai commence mon apprentissage dans le métier de poète en recopiant, du cahier de récitations de ma mère institutrice, celles qui me plaisaient et, dans un geste évident d’imposture, qui s’apparente à un acte de piraterie, je les signais de mon prénom en grosses lettres appliquées. Ce fut le sort me semble-t-il d’un joli poème qui parlait d’un perroquet… Certains peut-être crieront au faussaire… (La chose est connue, c est en s appropriant le (…)

Tout le monde est tout le temps en voyage

20 janvier 2021

Tout le monde est tout le temps en voyage

Dessins de Tereza Lochmann.
Où que j’aille les moineaux me suivent
Comme une langue maternelle
Comme un souvenir
Un chagrin
Et je les nourris
Comme ma langue
Mes souvenirs
Mes chagrins

L'ombre pour berceau de Béatrice Marchal

24 septembre 2020

L’ombre pour berceau de Béatrice Marchal

Un beau livre de dialogue : les aquarelles de Caroline François-Rubino donnent à voir, rendent sensibles les rêveries d’ombre et de lumière, de ruisseaux et de sous-bois qui traversent ce livre. Presque tous les poèmes sont accompagnés d’une peinture… Un ensemble d’une belle délicatesse.

Il faut apprendre à voler de Domi Bergougnoux

15 juillet 2020

Il faut apprendre à voler de Domi Bergougnoux

Livre d’artiste de petit format (10 x 16,5 cm) et de belle poésie sur BFK Rives d’Arches ; poèmes de Domi Bergougnoux, collages de Jean Denis Bonan.

Brasier fragile de Marie Alloy

16 juin 2020

Brasier fragile de Marie Alloy

Livre d’artiste en 20 ex. (dont 4 HC) écrits, peints, numérotés et signés par l’auteur-peintre. Chaque exemplaire, unique, est rehaussé de 4 peintures de Marie Alloy (dont une en couverture).
Marie Alloy est en France l’une des artistes du livre de grande réputation. On oublie souvent qu’elle est aussi poète… Ce petit grand livre le montre bien.

L'obstination du perce-neige

3 juin 2020

L’obstination du perce-neige

Encres de Jérôme Vinçon
Tenir un journal pour faire front. Pour résister aux noirceurs, celles de l’époque et celles des épreuves intimes. Ecrire dans l’accueil de ce qui vient : la maladie, la vieillesse ou la joie « sans pourquoi ».
Saluer la beauté passagère, étreindre la vie si fragile soit-elle.
C’est ce que tente une fois encore Françoise Ascal dans ces nouveaux carnets.

Table d'écoute

1er mai 2020

Table d’écoute

La « petite musique » de l’une des grandes voix de la littérature francophone, accompagnée de trois encres de Maria Desmée.
Poème dédié à la mémoire d’Antoine Emaz. Tirage de tête en cours.

Affolement du sang

1er juin 2019

Affolement du sang

Encres d’André Guenoun.
Quand un livre de poésie est publié, il est d’abord offert à l’entière liberté de lecture de ceux qui l’ont en main. De ce fait, les préfaces m’ont toujours paru susceptibles de limiter cette liberté d’interprétation, en l’orientant par une lecture antérieure qui ferait autorité. Sauf comme dans le cas présent : ce livre risque sérieusement l’incompréhension si on ignore de quel « terreau » il provient. Tous les poèmes d’Affolement du sang doivent leur origine à ce que Marie-Josée (…)

Mélancolie des embruns

1er octobre 2016

Mélancolie des embruns

"La main écorchée se noue aux bourgeons du magnolia. Je n’en ferai pas un bouquet car la saison déjà est passée. Je ne viendrai pas non plus me recueillir sur la tombe de la mésange. Mon jardin est une île minuscule où la mousse bleuit du trop-plein de ciel."

Rouge vive d'Estelle Fenzy

1er juin 2016

Rouge vive d’Estelle Fenzy

dessins de Karine Rougier
A l’heure où les talus s’allument
dans le soleil du bas du jour
et ma robe de vent
l’ampleur de mes pas
et de mon évasion
effraie les ombres

Poème
de l’instant

Georges Didi-Huberman

Survivance des lucioles

Les lucioles, il ne tient qu’à nous de ne pas les voir disparaître. Or, nous devons pour cela, assumer nous-mêmes la liberté du mouvement, le retrait qui ne soit pas repli, la force diagonale, la faculté de faire apparaître des parcelles d’humanité, le désir indestructible. Nous devons donc nous-mêmes - en retrait du règne et de la gloire, dans la brèche ouverte entre le passé et le futur - devenir des lucioles et reformer par là une communauté du désir, une communauté de lueurs émises, de danses malgré tout, de pensée à transmettre. Dire oui dans la nuit traversée de lueurs, et ne pas se contenter de décrire le non de la lumière qui nous aveugle.

Georges Didi-Huberman, Survivance des lucioles, Éditions de Minuit, 2009.