Al Manar

Editions de livres d’artistes, de recueils de poésie et de nouvelles du Maghreb.

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Le présent des bêtes d'Albertine Benedetto

1er juin 2016

Le présent des bêtes d’Albertine Benedetto

Le Présent des bêtes suit le fil de la mémoire et du souffle. Fil capricieux, distendu, fragmentaire, mais tenace, il se déploie dans des images prises sur l’instant, qui tentent de restituer un peu de notre vie. On y rencontre des mémés et des oiseaux, la chair vive des caresses et, toujours, l’ombre qui fait le passage si précieux. C’est un recueil grave et léger où le poème en prose tend à rendre l’élan et l’acuité d’un regard. Il dit la disparition et le legs, un présent à vivre (…)

Mûrier triste dans le printemps arabe

1er mai 2016

Mûrier triste dans le printemps arabe

Le poète dans la Cité n’a que sa plume pour déjouer l’obscurité menaçante, s’opposer à l’aveuglement, élever sa voix contre la volonté de mort, la confiscation du printemps. Chants de liberté, ces poèmes disent avec gravité et mélancolie l’attachement à la vie humaine. De Paris à Tunis, de Bamako à Palmyre, de Dakar à Lampedusa, la traversée de la Nuit est habitée par le même désir de Lumières (…)

in angulo cum libro

1er juin 2015

in angulo cum libro

Dessins de Diane de Bournazel
"le jour vient d’enlever
ses pinces à vélo
il n’y a plus d’horizons
il fait nuit
jusqu’au bout des nuits…"

Sous l'étoile de Giono de Jacques Viallebesset

1er novembre 2014

Sous l’étoile de Giono de Jacques Viallebesset

Pour saluer Giono 7
S’il devait venir ce serait une nuit extraordinaire
Les touffes d’étoiles brillaient avec des racines d’or
Quand il me montra du doigt la constellation d’Orion
Je reconnus le professeur d’espérance que j’attendais
La jeunesse c’est la passion de l’inutile nous dit-il
Et il ensemença de pervenche les champs et les cœurs
Si nous savions vivre conscients nous ne serions malades
De ce trop de sang amer au lieu du sang de miel doux…
Article à lire dans recours au (…)

La nostalgie des rosiers sauvages

1er juillet 2014

La nostalgie des rosiers sauvages

Je ne me souviens pas de cet arbre
Maintenant je le vois
Probablement c’est à cause de la lumière
Je veux aller jusqu’à la pointe
Entre ajoncs fleuris et conifères
Saluer l’océan et les mûres sauvages
Ils sont verts les arbres cette année
Les roses trémières bien debout
Et moi dans l’incandescence du ciel

Les cerises ne sont pas des lèvres

1er juin 2014

Les cerises ne sont pas des lèvres

mon coeur gros des pivoines effeuillées
pétales branlants qui épaississent les pages du livre feuilleté
ils sentent la rose aux prémices de juin
qui s’y pique s’y frotte
le doigt perle de sang
Dessins de Diane de Bournazel

<i>La nudité des pierres</i>

1er novembre 2013

La nudité des pierres

Sur le mur blanc
un arbre cent fois dessine
la parole de la terre
processions d’épopées perdues
son chant a tant voyagé
il n’est plus que le souffle
entre de larges étoiles d’ombre

Poésie de Palestine

1er avril 2013

Poésie de Palestine

Anthologie rassemblée par Tahar Bekri
Couverture et tirage de tête par Tibari Kantour.
10 poètes de Palestine disent ici leur besoin de justice.
sans haine ni violence ; en pratiquant souvent l’ironie et la dérision. Ils revendiquent une vie simple, presque ordinaire, sans guerre, ni occupation. Avoir le droit de vivre libre, en paix, parmi le siens, sur sa propre terre. Ils ont choisi, malgré le poids de la tragédie et la violence du désespoir, la parole poétique pour dire leur être. Le poème (…)

Vie saxifrage

1er octobre 2012

Vie saxifrage

"Voici le temps du face à face, si nu qu’on lui cherchera des rides en guise d’anse ! Transparence, ô vérité noire ! Cette justice a les lèvres insensibles et bien que la chair soit plus jeune que la tête, tu devras en écrire sur la vitre de l’air."

L'évidence fugace

1er juin 2012

L’évidence fugace

Dessins de Rena Tzolakis
"Voué au désert
je risque l’oubli
pour t’accueillir."

Poème
de l’instant

Lokenath Bhattacharya

Le spectateur enchanté

Posté à la fenêtre, dans la maison qui est la sienne, enca-
dré, tableau lui-même, il reste là, à regarder. Son regard
tourné vers qui, quoi ? Vers la rue ? Ne s’y rencontre-t-il,
au contraire, ni chemin ni défilé ? Pas davantage d’arbres,
de collines, de montagnes ? Pas non plus d’êtres vivants,
pas un seul ? N’y trouve-t-on donc que vide infini, ciel illi-
mité, insondable silence ?

Lokhenath Bhattacharya, Le spectateur enchanté, Éditions La Part des anges, 2000.