Alifbata

Collectif

Alifbata

Traduction en arabe par Rania Fathy.
Traduction en français par Mathilde Chèvre.
Illustrations de Zeynep Perinçek.

Poèmes écrits par Géraldine Hérédia, Thomas Azuélos, Ramona Badescu, Rania Fathy, Richard Jacquemond, Raouf Karray, Salah Jahine, Raphaële Frier, Mathilde Chèvre, Mo Abbas, Nathalie Bontemps, Fatima Charafeddine, Mohamed Berrada, Martine Gillet, Catherine Estrade, Najat Azira, Lena Merhej, Sahar Mandour, Mariam Farah, Manuel Sartori, Fedaila Djarir

Alifbata est un alphabet arabe poétique et subjectif. Chaque lettre arabe évoque un mot qui lui-même inspire un court texte narratif, réaliste ou surréaliste, ludique… Les auteurs (écrivains, auteurs jeunesse, arabisants, poètes) sont libres d’associer le poème de leur choix à leur lettre et à leur mot. Alifbata est un recueil bilingue français-arabe, illustré par des peintures épurées.

Paru le 1er septembre 2011

Éditeur : Le port a jauni

Genre de la parution : Jeunesse

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

Es como abrir un menhir con las manos

Cesad de buscar, vosotros mismos sois la puerta
y también los guardianes que prohiben la entrada.
A cada paso que dais os alejais del ombligo
convertidos en fantasmas sedientos de aventura.
Creeís que el matrimonio os libera de la muerte
o que el dinero os inscribe en la jerarquía divina.
Cesad de buscar, el filtro mágico es la conciencia,
ojo que puede regresar a las cuencas vacías de Dios
atravesando la muerte. Nadie se encuentra a sí mismo
recorriendo los mares o bajando a cavernas.
No es fácil, es como abrir un menhir con las manos
porque tenemos un alma más dura que la piedra.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.