Alparegho, pareil-à-rien

Auteur : Hélène Sanguinetti

Alparegho, pareil-à-rien

Voici un Être. Obsédé par la vie donc par la mort. Hétéroclite,
rafistolé, face au destin de tous, suspendu ! Aussi un pauvre, avec
la rage. Il croit, ne croit pas au retour du printemps, il ne croit
pas, il croit que quelque part, un jour – il est l’Aventure du visage
à son début. Comment dire ? côté poème, un des premiers Sans-
Nom ; côté espoir des hommes, la venue dans le lointain d’un
vivant nouveau.

"Il avance
et il rabattu sur sa poitrine
et son cou,
un bout de couverture lente.
"Je n’ai rien, il dit, il faut
aller où cela va
et cela ressemble
à un pont coupé
en deux

il faut sauter
d’un coup
et d’un coup
sauter encore
et jusque longtemps ainsi
sans ___________"
il dit."

Voici un Etre. Obsédé par la vie donc par la mort. Hétéroclite, rafistolé, face au destin de tous, suspendu ! Aussi un pauvre, avec la rage. Il croit, ne croit pas au retour du printemps, il ne croit pas, il croit, que quelque part, un jour - il est l’Aventure du Visage à son début. Comment dire ? côté poème, un des premiers Sans-Nom ; côté espoir des hommes, la venue dans le lointain d’un vivant nouveau.

Paru le 1er mars 2015

Éditeur : L’Amandier

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Marceline Desbordes-Valmore

« Les roses de Saadi »

J’ai voulu, ce matin, te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.

Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée :
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir.

Marceline Desbordes-Valmore, « Les roses de Saadi », Poésies de 1830.