Amour mort, nature morte d’Eli Tolaretxpi

Amour mort, nature morte d'Eli Tolaretxpi

Traduction de Marie-H Desestré

Les Écrits des Forges présentent Amour mort, nature morte / Amor muerto, naturaleza muerta, un recueil de poésie écrit en espagnol par Eli Tolaretxipi et traduit en français par Marie-Hélène Desestré.
Eli Tolaretxipi est née en 1962 à Saint-Sébastien, dans les Provinces basques (Espagne). Poète, elle est aussi traductrice et enseignante.
Amour mort, nature morte / Amor muerto, naturaleza muerta se compose de deux parties qui ont pour thème l’amour qui s’étiole et les souvenir des blessures d’amour sur une nouvelle relations amoureuse.
Que se passe-t-il quand« (m)es yeux l’écoutent /mais elle n’existe pas », demande la narratrice des poèmes qui composent la première de ces deux parties ? « Seul un amour en décomposition aurait cette odeur », liton en guise de réponse. Puis elle devient objet pour l’aimée qui l’intègre, tout simplement, dans sa peinture :
« Elle montre
des objets qui me représentent. Et elle dit autre chose.
Ce qu’elle dit me transforme. »
Voilà une poésie écrite avec la précision du scalpel, sans fioriture, des images qui vont droit à l’essentiel des émotions vécues.
En écho, dans la seconde partie, Eli Tolaretxipi propose 13 poèmes sur le souvenir des blessures amoureuses et l’influence qu’elles ont sur un nouvel amour, alors que le « temps pèse sur les tympans » :
« Le souvenir
l’alarme
l’avis
sont utiles.
Ce que d’autres ont dit est éclairant. »

Paru le 1er décembre 2004

Éditeur : Ecrits des Forges - FIP

Genre de la parution : Version bilingue

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.