André Dimanche

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10, cours Jean-Ballard

13001

Marseille

La face nord de Juliau huit, neuf, dix de Nicolas Pesquès

1er juin 2012

La face nord de Juliau huit, neuf, dix de Nicolas Pesquès

I
comme si elle était
là, devant,
le 2 septembre
debout et morte

dans cette espèce d’état sans expérience
si proche de la séparation
morte comme mal dite
le langage n’étant plus que ce qui creuse sans convenir

lui parler comme à un autre pan de la vie"

La face nord de Juliau, sept de Nicolas Pesquès

1er avril 2010

La face nord de Juliau, sept de Nicolas Pesquès

"Juliau d’un côté, lui-même de l’autre
le noyau dur de l’apparence ressemble à un miroir
avec cette facilité qu’il a de trancher
de détruire ce qu’il tranche
ni ici ni là écrire ne se peut
mais franchir l’aigu, l’immédiat
garder un oeil dans la phrase
en discontinuant

La face nord de Juliau, six de Nicolas Pesquès

1er mai 2008

La face nord de Juliau, six de Nicolas Pesquès

"Dans quelle couleur vit-on après les yeux ?
quand commence-t-elle ?
JAUNE ouvre un espace lecteur à notre attachement
une compression de semence, de colline, de peinture
on peut l’installer dans de nouvelles phrases
…"

La face nord de Juliau, cinq de Nicolas Pesquès

1er mai 2008

La face nord de Juliau, cinq de Nicolas Pesquès

"No man’s land
Je me posais pas la question du lendemain. Ecrire était toujours au futur.
Les phrases frottaient leur soufre, mordaient la poussière, se relevaient. Elles transhumaient, elles inspectaient leur vertige. Il faisait toujours nuit devant.
Je n’ai jamais su que cela deviendrait des livres."

La chambre de Joe Bousquet

1er janvier 2006

La chambre de Joe Bousquet

"Pierre Cabane a enquêté et rassemblé lettres, photos, écrits, toiles autour d’une collection incroyables de peintures de Jean Dubuffet, Ernst, Dali, Klee. Un parcours imagé passionnant, fort original, qui rejoint le goût de la curiosité cher au gisant de Carcassonne." Jacques Morice

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.