Andrésy

Benoit Conort

Ce fut port au temps des romains
et Seine en deux bras divisée
encore embrasse l’île allongée.
Le dimanche on se promène,
on regarde l’Oise en sa fin
s’unir au fleuve parisien.
L’automne lance ses brouillards
à l’assaut de l’Hautil. On y devine
fantômes illustres ou Fantomas - son ombre
glisse parmi les toits accrochés
à la colline des anciennes demeures.
Voici l’heure où la gare s’endort
et le fleuve modère ses remous
aux hélices des dernières péniches.

Rives paisibles, pentes assagies -
et quoique raides au pas des randonneurs -
vignes anciennes, arbres fruitiers,
rues bordées de jardins
à présent Andrésy entrez-y.

Benoît Conort

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Inédit

Si tu meurs
un beau jour
attention
à la marche
tu croiras
que ça monte
pas du tout
ça descend

Ludovic Janvier, Inédit