Arbre de Diane

Auteur : Alejandra Pizarnik

Arbre de Diane

Préface d’Octavio Paz.
Traduction & postface de Jacques Ancet.

Avec Arbre de Diane la poésie d’Alejandra Pizarnik atteint pour la première fois cette intensité qui la rend unique. Ses recueils précédents sont déjà traversés d’éclats qui annoncent celui-ci et les obsessions y sont les mêmes. Mais la tension et le pouvoir d’envoûtement du poème sont ici accentués par la découverte de la « miniature ».
Publié à Buenos Aires en 1962, quand Alejandra Pizarnik vivait à Paris, ce recueil marque un tournant dans son œuvre : composé de 4 parties, rassemblant des poèmes écrits entre 1956 et 1961, il montre la volonté de faire un point sur son parcours.
« L’arbre de Diane n’est pas un corps qui puisse se voir : c’est un objet (animé) qui nous permet de voir au-delà, un instrument naturel de vision » – écrit Octavio Paz.

Paru le 13 mars 2014

Éditeur : Ypsilon éditeur

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Qui veille sur la cigogne aveugle

Le bloc-notes sous l’oreiller

Je le retire à l’aube
du profond de mes songes.
Ma main a gribouillé,
en toute liberté, dans le noir.
J’en décrypte à peine les signes,
on dirait des inscriptions rupestres.
Je me suis adressée à moi-même
des messages d’ailleurs.
Et l’aube se précise
grâce à leur imprécision.

Blaga Dimitrova, 1922-2003, Qui veille sur la cigogne aveugle, traduit du bulgare par Vera Marinova, Revue Europe, 1990.