Arfuyen

Contact

35 rue Le Marois

75016

Paris

Ce que dit le Centaure Favola in musica

1er juin 2017

Ce que dit le Centaure Favola in musica

Ce livre paraît après le triptyque intitulé La Représentation des corps et du ciel, composé de trois oratorios : Le grand silence (2011) ; Le temps ouvre les yeux (2013) et Présent absolu (2014), ce dernier suivi d’un essai, « Un art du peu ».
Ce que dit le Centaure s’inscrit dans la même recherche, qu’il pousse à de nouvelles limites. Marqué par la leçon de radicalité et de liberté du dadaïsme et de la mystique rhénane (les deux en fait profondément liés), Gérard Pfister poursuit à travers romans, essais (…)

Hommages, adresses, dédicaces

1er avril 2017

Hommages, adresses, dédicaces

Après Le Vol du loriot (2005) et Le Séjour (2009), ce nouveau livre est le troisième de Jacques Goorma que publient par les Éditions Arfuyen. Sous son apparence énigmatique, son titre résume ce que doit être un livre de poèmes, un remerciement et une offrande. Car ce À n’est autre que celui qui introduit un hommage, une adresse ou une dédicace.

Le visage secret

1er juin 2016

Le visage secret

Précédé de trois lettres inédites d’André du Bouchet André du Bouchet a été le « découvreur » d’Alain Suied en 1968 et les trois lettres inédites ici publiées sont particulièrement émouvantes, témoignant de cette relation privilégiée d’un poète avec son grand aîné.
À Suied alors âgé de 18 ans, André du Bouchet écrit ces mots : « Le poids de l’insignifiant quand il s’éprouve – à en étouffer, comme par instants, tant que nous avons le souffle –, je puis te dire, au loin comme je suis, qu’il concourt aussi à préserver la (…)

Ainsi parlait Emily Dickinson

1er juin 2016

Ainsi parlait Emily Dickinson

« Vivre est si stupéfiant, il ne reste que peu de place pour d’autres occupations », écrit Emily Dickinson dans une lettre. Leçon essentielle à une époque comme la nôtre, qui donne tant de place aux « occupations »…

Tracé du vivant

1er juin 2016

Tracé du vivant

L’œuvre poétique de Marie-Claire Bancquart est sans doute une des plus considérables de notre époque. Avec Andrée Chedid (1920-2011) et Anise Koltz (dont une anthologie vient de paraître dans la collection Poésie/Gallimard), elle est une des grandes voix féminines de la poésie francophone. Si la voix d’Anise Koltz est marquée par la concision de la forme et une vision métaphysique, l’écriture de Marie-Claire Bancquart se caractérise par le refus de l’emphase et de tout « arrière-monde ». Chez les deux (…)

Poèmes d'après suivi de La route de sel de Cécile A. Holban

1er mai 2016

Poèmes d’après suivi de La route de sel de Cécile A. Holban

Collection Les Cahiers d’Arfuyen n°228, 160 pages, ISBN 9782845902312
Il est rare, au bout de 40 ans d’édition, d’être saisi par la simple évidence d’un texte, l’impression qu’il est là, avec une calme et sûre autorité, sans qu’il y ait besoin d’analyser ni de s’interroger. Une voix parle, singulière, étrange même, mais c’est limpide, sans artifice, sans bavure.
Et c’est d’autant plus émouvant lorsqu’il s’agit d’un des tout premiers livres d’une jeune femme venue d’une autre langue, d’une autre culture. C’est (…)

L'oeuvre poétique d'Hart Crane

10 octobre 2015

L’oeuvre poétique d’Hart Crane

L’œuvre poétique de Hart Crane (1899-1932), flamboyante et sombre comme celle de son contemporain Francis Scott Fiztgerald (1896-1940), est l’une des plus originales et puissantes de la littérature américaine du XXe siècle.

Un monde de pierres

1er septembre 2015

Un monde de pierres

L’œuvre d’Anise Koltz, qui a quitté la langue allemande en souvenir des tortures imposées par les nazis à son mari durant la guerre, est marquée par les tragédies du XXe siècle. Concise, âpre et d’une implacable lucidité, son écriture s’apparente à celle de son quasi contemporain Paul Celan (1920-1970), grandi comme elle dans une terre de langue allemande écrasée sous la botte des nazis. Après L’ailleurs des mots (2007), La Lune noircie (2009), Je renaîtrai (2011), Soleils chauves (2012) et Galaxies (…)

Soleil patient

1er juin 2015

Soleil patient

« Un mot / Pour attirer la foudre / Dans le gris sans éperons du moment / Le mot arrive / Puis il nous dévisage / – Nous / Le beau troupeau de bêtes – / La liberté qui regarde autre part / Accentue ses égards. » Ainsi commence le livre de Gabrielle Althen. Et les derniers vers du derniers texte sont ceux-ci : « As-tu vécu ? demande le poème / Qui donc entend ce timbre ? / Et l’été crisse autour de ta frayeur / La chair y parle entre l’ordinaire et l’éclat / Du feu s’y insinue comme une hésitation / Il y (…)

Dans l'oeil du dragon

1er juin 2015

Dans l’oeil du dragon

« Pourquoi ce ferraillement d’armes blanches dans le secret de l’âme ? Nous cherchons l’affrontement, le face à face avec nous-même. L’empoignade. La mise à nu. L’assaut contre le Temps. […] De coléoptères nous voici promus guerriers, spadassins lancés à l’assaut de cet ennemi qu’est le Néant. À qui la victoire ? Rien n’est moins sûr. C’est pourquoi nous nous armons de notre stylet, en quête de mots. La mêlée, la fureur, la soif de vaincre – et recommencer. Encore. Jusqu’au silence. (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.