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La troisième main de Michèle Finck

1er janvier 2015

La troisième main de Michèle Finck

Sept parties jalonnent cet itinéraire nocturne à travers les grandes œuvres musicales, des plus classiques aux plus contemporaines : Vers l’au-delà du son ; Musique, opus neige et feu ; Pianordalie ; Violoncelle psychopompe ; Musique devance l’adieu ; Golgotha d’une femme ; Musique heurte néant. Comment décrire la subtile alchimie qui transmute la musique entendue en poème, comme un précipité de quelques mots, nullement descriptifs ni impressionnistes, mais rendant la même chose autrement, par d’autres (…)

Je sors enfin du Bois de la Gruerie

1er juin 2014

Je sors enfin du Bois de la Gruerie

Il faut « tout reprendre à 1914 » pour mettre fin à l’amnésie, pour comprendre l’aujourd’hui, pour penser enfin l’Europe. C’est parce que les leçons de 1914 n’avaient pas été tirées que le pire s’est reproduit en 1939-1945. Il faut « tout reprendre à 1914 » parce que, cent ans après, le pire peut toujours se reproduire. « Qu’est-ce qui fait que nous ne désobéissons pas ou si peu ? / Qu’est-ce qui fait que nous consentons à nous laisser habiller en tueurs ? / Qu’est-ce qui fait que nous acceptons l’uniformité des (…)

La lumière du soir de Marwan Hoss

1er juin 2014

La lumière du soir de Marwan Hoss

"Avant l’aube me disais-tu
Avant l’aube
A l’heure où les cigognes
Quittent leurs nids"
Marwan Hoss a peu écrit, mais ses quelques précieux recueils ont paru dans des maisons renommées pour leur souci de qualité : son premier recueil, Le Tireur isolé, chez GLM, en 1971 ; Messine où je passe, chez Fata Morgana, en 1980 ; puis trois recueils chez Arfuyen : Le Retour de la neige, et Absente retrouvée et Lumière du soir. En 1998 a paru en Espagne un ouvrage hors commerce illustré de gravures du peintre (…)

Grand choeur vide des miroirs de Jacques Pautard

1er juin 2014

Grand choeur vide des miroirs de Jacques Pautard

"Reste le cri plongeant qui ravissait mon être
devant la ligne brisée d’une route… Buste gris foudroyé sur le genou venteux du télégraphe, comme un continuel départ en moi…"

Présent absolu

1er mai 2014

Présent absolu

Oratorio
Le présent volume constitue en fait la dernière partie d’une trilogie, La Représentation des corps et du ciel, qui s’est imposée sans avoir été préméditée et comprend ainsi les trois oratorios Le grand silence (2011), Le temps ouvre les yeux (2013) et Présent absolu (2014). Comme La Représentation de l’Âme et du Corps d’Emilio de’ Cavalieri (1600) marqua l’invention de l’oratorio (cf la note finale du Grand silence), le cycle de La Représentation des corps et du ciel constitue un drame en trois (…)

Flamme ou le travail de nudité de Didier Ayres

1er avril 2014

Flamme ou le travail de nudité de Didier Ayres

Plus ample encore que ses précédents recueils – Comme au jour accompli (2003), Le Livre du double hiver (2005), Monologue depuis le refuge (2010) –, ce nouveau livre de Didier Ayres, Flamme ou le travail de nudité, est le quatrième qui paraît aux Éditions Arfuyen. Il confirme la force et la singularité de cette écriture sans complaisance comme sans consolation. Désormais, la voix de Didier Ayres, d’une exigence brûlante et douloureuse, est reconnaissable entre toutes. Chacun de ses livres nous fait (…)

Le lac de cendres d'Eugène Green

1er mars 2014

Le lac de cendres d’Eugène Green

Implantées dans une région frontalière, au cœur de l’Europe, les Éditions Arfuyen ont toujours éprouvé un très vif intérêt pour les écrivains qui, issus d’une autre langue, choisissent d’écrire en français. Car à leur langue d’adoption ils apportent un peu de la musique et de la sensibilité de leur langue d’origine et l’enrichissent d’autant. C’est ainsi que, depuis leur origine en 1975, les Éditions Arfuyen ont publié des auteurs comme François Cheng, Anise Koltz, Silvia Baron Supervielle, Michael Edwards ou (…)

Galaxies intérieures

1er novembre 2013

Galaxies intérieures

"J’ai arraché au néant
mon visage
J’ai des yeux
derrière les yeux
où ce qui m’entoure
entre et sort
Tout ce que je vois
n’est que fiction
inventée
par le regard"

Le départ d'ernest Stadler

1er novembre 2013

Le départ d’ernest Stadler

Prix Nathan Katz du patrimoine
Texte intégral traduit de l’allemand et préfacé par Philippe Abry, introduction et postface de Charles Fichter
Avec un poème liminaire d’Adrien Finck traduit par Michèle Finck
Édition bilingue allemand-français
L’œuvre de Stadler comporte quelques-uns des plus beaux poèmes qu’ait inspirés l’Alsace, notamment le texte final sur les statues de l’Église et de la Synagogue de la cathédrale de Strasbourg. Car, pour le poète, la plus émouvante n’est pas l’Église (« Son regard (…)

Fin du monde de Jakob Van Hoddis

1er septembre 2013

Fin du monde de Jakob Van Hoddis

Traduit de l’allemand par Jean-François Eynard et Gérard Pfister
La danseuse
"Comme ces membres délicats me touchent,
ta maigre nuque, tes genoux repliés !
J’enrage presque. Vais-je succomber ?
Vas-tu me ramener à ce rêve louche,…"

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.