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Somme d'amour

1er juin 2010

Somme d’amour

"Dans un entretien paru en 1992, Maximine laissait entrevoir plus nettement encore le fond tragique de son écriture : « Nos vies nous sont données, et reprises. Des êtres qu’on aime s’en vont. C’est très simple. C’est atroce. C’est l’ombre noire et l’hiver glacé qu’on ne peut plus prendre “à la légère”. Mais la poésie nous aide à nous battre, à vivre « contre » la mort. […] Le “message” est donc bien d’espoir, pas facile certes, mais assez fort pour qu’une joie passe : “Foi temporaire”. » Somme d’amour (…)

Demain dessus demain dessous

1er avril 2010

Demain dessus demain dessous

« tu es là et je suis là / les yeux fermés du bonheur / pour voir la vie / qui nous passe / demain dessus demain dessous / sans savoir où nous allons » C’est par ces lignes que commence ce recueil. On pense au merveilleux titre d’un recueil posthume de Guillevic : Présent. « tu es là et je suis là » C’est tout simple, et justement non. Nous lisons, et il n’est pas là – et il est là tout autant. Il nous parle tout familièrement, comme au soir d’une belle journée. Et non – ce sont des mots qui nous parlent, (…)

Mon dernier corps de Kiki Dimoula

1er mars 2010

Mon dernier corps de Kiki Dimoula

Traduit du grec par Michel Volkovitch
Prix européen de littérature 2010
"…Je prépare un grand voyage.
Avec les mêmes gestes qu’on fait
quand on reste.
Dans mon profond, lointain changement j’avance…"

Apologie du silence de Alain Maumejan

1er décembre 2009

Apologie du silence de Alain Maumejan

"donnez-moi le silence, et ces seuls mots
qui s’éteignent en lui, ces mots que je dois
dire au terme du dire, alors que la parole
n’est plus que l’obstacle, et que ce qui
s’entend n’est plus que le balbutiement du
premier être qui rendit l’âme"

Grâce

1er septembre 2009

Grâce

Grâce : est-il un plus beau titre pour un livre, mais aussi un titre plus exigeant ? Grâce, comme un cri pour être sauvé. Grâce comme la célébration d’un don reçu. Grâce, comme la douceur d’une vision. Les Ténébres de l’espérance étaient le récit d’une descente en enfer : celui du manque d’espoir qui ronge notre temps, comme une maladie : « Que peux-tu saisir si tes mains sont de cendre, / tes yeux globules de poussière ? si leur rayon, / à peine allumé, n’est qu’un éclair éteint ? / La foudre de ta (…)

Les Odes par John Keats

1er septembre 2009

Les Odes par John Keats

Grâce à Alain Suied, nous pouvons lire Keats non plus comme « le grand poète anglais » mais comme notre contemporain : « En modernisant (à outrance ?) ma traduction, écrit Suied, je ne fais que suivre l’exemple et l’injonction du poète. N’est-ce pas à travers ses choix si “subjectifs” (et tellement moqués à son époque !) qu’il a ouvert la voie à toute la Poésie moderne ? » C’est le privilège du grand traducteur de donner à relire les classiques autrement. C’est le cas d’Alain Suied avec Keats. Lisons les (…)

Le pays derrière les yeux

1er juin 2009

Le pays derrière les yeux

"il y a
en toutes choses
une prodigieuse
lenteur"

La lune noircie

1er avril 2009

La lune noircie

Prix de littérature Jean Arp 2009.
"Dans le court texte qui ouvre le premier récit, Anise Koltz livre une vision de l’homme marquée par la souffrance et la désillusion : « Suspendu par les pieds dans le vide tel un morceau de boucherie, gluant des sucs de sa mère et recouvert de sang qui n’est pas le sien, la première vision de l’homme est celle d’un monde à l’envers. Pourra-t-il jamais la faire coïncider avec celle qu’il aura, une fois atterri sur ses pieds ? Ses pieds feront de lui un marcheur, le (…)

Le séjour

1er avril 2009

Le séjour

"Parce qu’il vient du séjour, le poème parle du séjour. Parce qu’il vient du silence, le poème parle du silence. Toujours il remonte vers son aube natale, toujours dans sa parole résonnent ses origines."

De monde en monde

1er janvier 2009

De monde en monde

"Chaque moment je recommence
le désert
je marche chaque douleur un pas
et j’avance
de monde en monde"

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.