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Bouteilles à la mer d'un ermite migrateur de Michel Jourdan

1er septembre 2006

Bouteilles à la mer d’un ermite migrateur de Michel Jourdan

Préface d’Yves Leclair.
"Comme un retour au centre de l’univers
dans la Présence du rien à chaque instant,
dans ce viol d’oiseaux sur l’océan et dans le paysage immobile."
"Dans la méditation
ce qui est long
devient court."
Michel Jourdan, est né à Marseille en 1947. Il a effectué de nombreux voyages à travers l’Europe, aux Etats-Unis, en Grèce et en Inde et au Népal qui le marqueront profondément. Il s’installe en Haut-Ariège dans des conditions volotairement rudes et éloignées de la modernité (…)

Regain de Rachel

1er juin 2006

Regain de Rachel

Née en Russie en 1890, Rachel est l’une des grandes pionnières de la littérature hébraïque moderne. Traduite dans les principales langues internationales, son oeuvre est encore totalement à découvrir en français.
La poésie de Rachel témoigne de l’éphémère, de l’effacement, de la disparition. Si son écriture révèle une forte empreinte biblique, sa poétique, étonnamment moderne, cultive l’éclair et le dépouillement. Sa voix est celle d’une intériorité vibrante, retenue : "Oh le toucher léger, la force profonde/ (…)

Carnets du veilleur de Jean-Pierre Jossua

1er juin 2006

Carnets du veilleur de Jean-Pierre Jossua

Carnets du veilleur est le premier livre de Jean-Pierre Jossua publié par les éditions Arfuyen. En peu d’hommes la culture théologique s’allie avec une si vive sensibilité spirituelle et à une si profonde connaissance de la poésie. Créateur du concept de « théologie littéraire », il ne pouvait se faire qu’Arfuyen ne le rencontre un jour. Ce petit livre de réflexions construit en trois moments (Tourné vers l’avenir, L’année devant soi et L’amandier fleurira) en est l’heureuse occasion.
Jean-Pierre Jossua (…)

Et la terre coule

1er mars 2006

Et la terre coule

Prix de littérature Nathan Katz 2006.
"et la terre coule/ c’est du sang/ tant les paroles/ sont mêlées / en elle/ depuis/ qu’on les passe / pour la vivante / la riante/ qui est là toujours en nous". D’un vers à l’autre, d’un thème à l’autre, la parole d’Henri Meschonnic est d’une étonnante fluidité. Le poème coule comme "la terre coule", comme coule le sang, symbole de vie, mais tout aussi bien de mort.
"Cette terre qui "coule", c’est le temps des vivants, et c’est le lieu des morts. C’est le lieu du (…)

Comme un souffle de rosée bruissant

1er janvier 2006

Comme un souffle de rosée bruissant

Prix de Littérature Nathan Katz 2005.
En épigraphe de son livre, Jean Mambrino a inscrit cette citation du livre de Daniel (3, 25-50) : « Il fit au sein de la fournaise comme un souffle de rosée bruissant (…) et voilà qu’ils marchaient au milieu des flammes, louant Dieu. » Elle donne à ce nouveau livre de Jean Mambrino tout à la fois son titre et son thème central. Citons les titres des neuf parties – de dix poèmes chacune – qui permettent de saisir la tonalité du recueil : I) Dans son éblouissante et (…)

Pays du soir de Pär Lagerkvist

6 octobre 2005

Pays du soir de Pär Lagerkvist

Traduit du suédois et présenté par Gunilla de Ribaucourt Préface de Jean Mambrino - Postface de Charles Juliet Bilingue suédois-français
Prix Nobel de Littérature 1951 « Une pincée de mots qu’un vent (quel vent, venu de quel espace ?) arrache à la cendre des années, écrit Mambrino dans sa préface. (…) La voix est calme, paisible devant l’inexorable, et comme saturée de silence. D’une parfaite simplicité, ainsi qu’il convient au voyageur parvenu aux portes du désert. » Une lumière étrange baigne le livre (…)

Au front des sapins

1er octobre 2005

Au front des sapins

Maximine sait que les fleurs et les arbres transmettent des messages sans cesse renouvelés qui nous concernent directement. Après les pivoines et les lilas, ce sont ici les sapins sévères qu’elles dresse devant nos yeux, comme des gardiens irrécusables.
Les vifs octosyllabes ralentissent un peu leur pas, jusqu’à l’immobilité d’une contemplation urgente. Le chant se fait plus grave, et parfois douloureux, malgré des souvenirs d’enfance qui introduisent une paix dans la solitude austère de smonts vêtus (…)

L’Eveillée d’Alain Suied

1er septembre 2005

L’Eveillée d’Alain Suied

"Dans le feu de forge
de ton coeur d’étoile
nous avons trouvé la vie"

Diptyque avec une ombre

1er septembre 2005

Diptyque avec une ombre

Diptyque avec une ombre comprend deux parties. La première est en vers, la seconde en prose. Les deux pièces du diptyque se reflètent l’une l’autre comme un miroir vide. « Tu ouvres les portes, les fenêtres, / tu reviens : je ne te connais pas. » Ainsi commence la première partie. Et la seconde s’ouvre par ces mots : « Ce qui pousse à continuer ressemble à du vertige. On s’approche du bord et le vide est là. On se penche, on va tomber – on tombe… ». Et le texte final donne une troisième note en profonde (…)

Tout entier visage

1er septembre 2005

Tout entier visage

« pas tout entier visage / non / tout entier tous les visages / je n’arrête pas de changer / comme un instant met au monde / son autre instant / et j’ai du mal / à vivre tant d’infini » Le langue des poèmes de Meschonnic coule de source : la simplicité, le rythme même de la langue parlée, mais détournés vers une réflexion quasi obsessionnelle sur l’identité du sujet : qu’est-ce que cet espace, ce temps, ce visage, cette langue où il vit ? « Je suis l’autre » disait Gérard de Nerval, et Rimbaud « Je est un (…)

Poème
de l’instant

L’inspiration

un voyage m’attend
devant la feuille blanche
les ombres prennent chair
et les choses s’animent
on entend la comtoise
prendre le pouls du temps

Jean-Claude Albert Coiffard, « L’inspiration », Revue Poésie / première, 2021.