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Comme un souffle de rosée bruissant

1er janvier 2006

Comme un souffle de rosée bruissant

Prix de Littérature Nathan Katz 2005.
En épigraphe de son livre, Jean Mambrino a inscrit cette citation du livre de Daniel (3, 25-50) : « Il fit au sein de la fournaise comme un souffle de rosée bruissant (…) et voilà qu’ils marchaient au milieu des flammes, louant Dieu. » Elle donne à ce nouveau livre de Jean Mambrino tout à la fois son titre et son thème central. Citons les titres des neuf parties – de dix poèmes chacune – qui permettent de saisir la tonalité du recueil : I) Dans son éblouissante et (…)

Pays du soir de Pär Lagerkvist

6 octobre 2005

Pays du soir de Pär Lagerkvist

Traduit du suédois et présenté par Gunilla de Ribaucourt Préface de Jean Mambrino - Postface de Charles Juliet Bilingue suédois-français
Prix Nobel de Littérature 1951 « Une pincée de mots qu’un vent (quel vent, venu de quel espace ?) arrache à la cendre des années, écrit Mambrino dans sa préface. (…) La voix est calme, paisible devant l’inexorable, et comme saturée de silence. D’une parfaite simplicité, ainsi qu’il convient au voyageur parvenu aux portes du désert. » Une lumière étrange baigne le livre (…)

Au front des sapins

1er octobre 2005

Au front des sapins

Maximine sait que les fleurs et les arbres transmettent des messages sans cesse renouvelés qui nous concernent directement. Après les pivoines et les lilas, ce sont ici les sapins sévères qu’elles dresse devant nos yeux, comme des gardiens irrécusables.
Les vifs octosyllabes ralentissent un peu leur pas, jusqu’à l’immobilité d’une contemplation urgente. Le chant se fait plus grave, et parfois douloureux, malgré des souvenirs d’enfance qui introduisent une paix dans la solitude austère de smonts vêtus (…)

L’Eveillée d’Alain Suied

1er septembre 2005

L’Eveillée d’Alain Suied

"Dans le feu de forge
de ton coeur d’étoile
nous avons trouvé la vie"

Diptyque avec une ombre

1er septembre 2005

Diptyque avec une ombre

Diptyque avec une ombre comprend deux parties. La première est en vers, la seconde en prose. Les deux pièces du diptyque se reflètent l’une l’autre comme un miroir vide. « Tu ouvres les portes, les fenêtres, / tu reviens : je ne te connais pas. » Ainsi commence la première partie. Et la seconde s’ouvre par ces mots : « Ce qui pousse à continuer ressemble à du vertige. On s’approche du bord et le vide est là. On se penche, on va tomber – on tombe… ». Et le texte final donne une troisième note en profonde (…)

Tout entier visage

1er septembre 2005

Tout entier visage

« pas tout entier visage / non / tout entier tous les visages / je n’arrête pas de changer / comme un instant met au monde / son autre instant / et j’ai du mal / à vivre tant d’infini » Le langue des poèmes de Meschonnic coule de source : la simplicité, le rythme même de la langue parlée, mais détournés vers une réflexion quasi obsessionnelle sur l’identité du sujet : qu’est-ce que cet espace, ce temps, ce visage, cette langue où il vit ? « Je suis l’autre » disait Gérard de Nerval, et Rimbaud « Je est un (…)

Le vol du Loriot

22 août 2005

Le vol du Loriot

Le Vol du loriot est le premier livre de poésie de Jacques Goorma publié par les éditions Arfuyen. Exécuteur testamentaire de Divine, fille du poète et philosophe Saint-Pol-Roux (1861-1940), et spécialiste de son œuvre, il lui a consacré de nombreux essais et travaux d’édition, notamment : Glorifications de Saint-Pol-Roux (Rougerie, 1992) ; Saint-Pol-Roux, Seghers, 1989) ; La rose et les épines du chemin de Saint-Pol-Roux (Poésie-Gallimard, 1997). Il est surtout l’auteur d’une œuvre de haute qualité (…)

La transparence

1er avril 2005

La transparence

« Plus qu’aucune autre, écrivait Roger Munier dans sa préface à Naissance de l’invisible, l’oeuvre déjà riche du poète qui dit en ces pages la lente et difficile "naissance de l’invisible" s’enracine dans l’expérience vécue. Sa voix parle à quiconque. » Et, dans son Bulletin de théologie littéraire, Jean-Pierre Jossua tentait une définition de la poésie du Tout proche : « La poésie de Gérard Pfister est arrivée à sa marurité. Comment la définir autrement qu’une poésie mystique pleine de pudeur ? » La (…)

Entrées en échanges

1er février 2005

Entrées en échanges

"Le souffle est aussi impérieux sous les portes, sur les caps, tu l’écouteras davantage amener de très loin la vague immense qui déferle, les embruns qui se brisent, et tu écouteras de même ce qui semble un murmure entre tes lèvres, tu y auras conscience à la fois d’être unique et de n’appartenir qu’au monde".
Entrées en échanges, ce titre a d’abord été celui d’un manuscrit, à quelques exemplaires, accompagnant des peintures de Jacques Clauzel. C’est ensuite que le regroupement s’imposa, sous le même titre, (…)

Le Vent du retour de Rainer Maria Rilke

1er janvier 2005

Le Vent du retour de Rainer Maria Rilke

Les traductions de Rilke par Claude Vigée ont une justesse et une fluidité incomparables. Dans sa préface à ses traductions le poète alsacien livre le secret de ce long et fructueux compagnonnage :« Rilke, écrit-il, est une découverte de ma jeunesse en Alsace. J’ai appris par cœur quelques-uns de ses poèmes en 1937-1938, au lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg. Comment ai-je senti vivre et croître en moi la poésie de Rilke ? Ma confession va peut-être vous surprendre : c’est le ton un peu provincial, (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.