Arioste l’Attentif

roman

Arioste l'Attentif

Arioste promène sur la vie un regard ironique et farfelu, mi-tendre, mi-cauchemardesque. C’est un « naïf perspicace » ; il devine le secret des êtres et des choses. Arioste est l’anagramme d’Aoriste, ce qui en grec signife l’attentif…

On retrouve dans ce singulier roman la vision du poète, son sens aigu de l’étrangeté des faits et des objets de la vie quotidienne. Écrit à Athènes en 1942, alors que la famine sévissait dans la ville, ce livre est une sorte d’exorcisme de la guerre et de la misère.

On savait que Ritsos était l’un des plus importants poètes de ce temps. Avec Arioste l’attentif, on découvre le prosateur, le merveilleux conteur, qu’il était aussi.

Traduit du grec par Gérard Pierrat.

Du même auteur au Temps des Cerises, le recueil de poèmes Tard, bien tard dans la nuit.

Paru le 25 juin 2018

Éditeur : Le Temps des cerises

Poème
de l’instant

Henri Michaux

« Posture privilégiée »

Magie naturelle d’une simple pose,
Mis au calme
l’esprit en quiétude laisse ailleurs les parleurs
les menteurs inscrits,
laisse s’étaler les naïfs transporteurs
des quotidiennes maximes sommaires de l’époque.
Ne sont plus entendues, les disputes

Hors de l’action
bras retirés de la circulation
aussi bien de l’attaque que de l’aide
retirés de la préparation à agir…

Henri Michaux, « Posture privilégiée », Revue Nulle Part, 1984.