Arlette Albert-Birot et Traverses

Arlette Albert-Birot et Traverses

Arlette Albert-Birot s’est éteinte le 2 juillet dernier. Avec elle disparaît une grande dame de la poésie, une grande dame tout court, qui avait rejoint avec enthousiasme le groupe de recherches “Traverses”, créé en 1992 à l’université Paris 8 par Montserrat Prudon et en était rapidement devenue l’un des piliers, écrivant au fil des ans de nombreux articles. Ces textes témoignent aujourd’hui d’un silence, celui de la voix à jamais éteinte, de la présence fidèle et des interventions aux différents séminaires, journées d’étude ou colloques, sans parler des innombrables conversations à bâtons rompus, copeaux précieux d’une curiosité toujours inassouvie, d’une constante invite au voyage. Nous avons voulu les réunir et vous les proposer.

Paru le 1er janvier 2011

Éditeur : Calliopées

Genre de la parution : Essai

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.