Arques

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Adresse :
Mairie
Place Roger Salengro
62510 Arques

Contact : Madame Caroline Saudemont
Téléphone : 03 21 11 17 80
Email : l.milaret@bm-arques.fr
Site internet

La ville d’Arques compte 10 105 habitants.
La médiathèque est un lieu phare pour faire vivre la poésie, par la collection de recueils de poésie qu’elle propose et par les actions culturelles organisées.
Les enjeux dans la commune sont de 4 ordres :
- désacraliser la poésie, faire prendre conscience que c’est une littérature accessible ;
- familiariser les enfants avec l’univers poétique et savoir être des réceptacles, des initiateurs pour créer sa propre poésie ;
- développer le langage, la recherche sur la langue, l’amour des mots ;
- favoriser les rencontres entre poètes et public.

Ainsi, depuis 2010, la médiathèque municipale d’Arques tente de toucher par des animations diverses pour tous les âges, les plus petits aux plus grands. Ces animations prennent la forme d’ateliers d’écriture ou d’illustration de poèmes, de cabaret-poésie, de récital, de scènes-slam, d’exposition d’art et poésie, et noue de nombreux partenariats pour proposer et faire vivre la poésie.
La médiathèque est notamment en lien avec deux associations de poésie, « Lieux d’être » et « le Cattleya » qui œuvrent pour faire vivre la poésie contemporaine.

Les enjeux sont d’encourager la découverte de la richesse de la langue française et de la forme poétique, par la lecture et l’écriture de poésie. Les bibliothécaires ont un rôle fondamental à jouer dans ce domaine.

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage