Astéroïdes

de Denis Fernande

Astéroïdes

La limite n’est que seuil pour un dépassement futur, celui du lendemain même. » Après franchissement de cette zone, les quartiers historiques de la cité, l’ardoise des toitures où se reflète aveuglante ce jour, la lumière du soleil, puis tout un jeu de places à l’ombre de palmiers*, reliées par des venelles jamais empruntées encore. Presque, il voudrait qu’elles fussent à jamais préservées de son pas, espace d’inconnu qu’il se constitue, et sans lequel la cité se refermerait brusquement.

il résulte peut-être une suspicion projetée sur toute phrase telle qu’elle se structure grammaticalement [il rêve, on le saura, de temps qui jamais n’eurent ni n’auront lieu, inconjugables sauf à élargir la grille des temps], syntaxiquement. 2. La possible destruction du papier, telle serait l’autre crainte, et il y a sans doute hâte, mais comment attendre, ne sait ce qu’il ferait si s’interposait venant d’elle, entre elle et lui quelque carte du tendre, n’ayant pas idée du tendre dans l’attendre, qu’elle appelle murmure- t-il qu’elle appelle même sur l’instant si cela lui est possible, et voyons-nous faisons l’amour

Paru le 6 septembre 2018

Éditeur : Atelier de l’agneau

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Le Chant du métèque

Vous ne saurez jamais ma soif mon angoisse
des visages douloureux, des nébuleuses obscures,
des sourires lumineux, des carrefours tordus,
du temps qui naît, du temps qui meurt,
des fenêtres closes, des tombes étales
sous le baiser humide du ciel.

Jean Malaquais, « Le Chant du métèque », Revue Caravanes 7, Éditions Phébus, 2001.