Atelier du grand Tétras

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Mont-de-Laval

Le livre de Lilith

1er septembre 2016

Le livre de Lilith

Avec deux lavis de Colette Deblé
Selon un mythe universel, Lilith serait la première femme,
épouse d’Adam avant Ève. Insoumise, rejetant le joug masculin, elle fera l’objet d’une malédiction et devra s’enfuir
pour mener une vie errante dans les régions obscures du monde. La tradition antiféministe la transformera en démone assoiffée de sang et de sorcellerie.
Dans Le Livre de Lilith, Nohad Salameh s’évertue à dénouer le maléfice lié à ce personnage fabuleux afin de lui restituer sa pureté originelle (…)

<i>Essais de voix sur les décombres</i>

1er janvier 2015

Essais de voix sur les décombres

Une explosion n’est pas toujours synonyme de catastrophe. Ainsi, faire sauter une barre HLM compte parmi les gestes de la modernité. Mais le vacarme produit un écho, et certains mots reviennent de très loin.
Les décombres n’ensevelissent rien. Ils ne font au contraire que tirer vers le jour ce qui se croyait enfoui. L’effondrement vient combler ça et là des trous dans la mémoire, et la chute des murs s’écrasant au sol fait vibrer jusqu’aux cordes vocales. C’est peut-être là que l’on commence à parler. (…)

Resonnance n°6

1er octobre 2013

Resonnance n°6

Où tu bouges je vois le poème
Avec des notes et articles de
Antoine Emaz
Fabrice Farre
Lola Nicolle
Alice Popieul
Bernard Vargaftig
Jean-Paul Woodal
Laura Vasquez
Valérie Michel
Philippe Paini
des notes sur les livres de Valérie Rouzeau, Ariane Dreyfus, Bernard Noël

Derrière les yeux de François Migeot

1er mars 2013

Derrière les yeux de François Migeot

Tramé avec les jours, les mois, les saisons, ce long tissage, fait d’éclats, tente de saisir l’être qui se fait et se défait au passage du temps ; il nomme et donne forme à l’existence. Au rendez-vous de la vie où l’on manque trop souvent, la poésie nous excuse.
A force d’aller seuls
les gestes nous oublient
et nos corps
entre leurs mailles peu
à peu disparaissent

Jacques Ancet

1er juin 2011

Jacques Ancet

Collectif d’auteurs
Sous la direction de Sandrine Bédouret-Larraburu et Jean-Yves Pouilloux
« Personne ne sait. Ni l’ombre entrée sans qu’on l’ait vue, ni la voix qui s’obstine à épeler le jour. Le silence à présent est trop lourd à porter. Les yeux cherchent, ne trouvent que leur vide. Personne ne sait. »
Jacques Ancet né en 1942 est poète (en vers et en proses), traducteur de l’espagnol et essayiste. Son
œuvre abondante est reconnue et essentielle. L’Université de Pau et des Pays de l’Adour a organisé (…)

Résonance générale

1er juin 2008

Résonance générale

[…]"j’avais une évidence je la donne
l’abandonne à ceux qui n’ont rien
que le réel pour vivre le livre
de tes lèvres s’il s’ouvre le réel
ne me sert plus à rien"[…]
Philippe Païni

Balbutiements

1er mars 2007

Balbutiements

L’enjeu des "Balbutiements" n’est pas de faire cohabiter la parole et l’écrit, mais de travailler un langage qui réponde à la double exigence de la parole et de l’écrit. L’intérêt de cette démarche est de tirer profit de la richesse des deux traditions. L’écrivain travaille avec un outil extraordinaire qui est la rature, ayant la possibilité de reprendre l’ouvrage.

Poème
de l’instant

Je suis la fille du baobab brûlé

Elle a une main dans la main du désir
Nous ramons en haute mer
Les eaux suffoquées cassées
Masses pendues aux os tendres
Où je meurs dialogue des corps
Le voyage est infini sur les routes de lumière
Le vin des amants est un baiser mortel

Au chant de la bien-aimée
Un soupir rend l’éternité
Mêlant l’anatomie des sens
Notre histoire refuse la chronique des héros
Le sexe humide du poème
Nourrit l’espérance du monde
Nous arriverons ensemble
Nous cheminerons ensemble
Nous partirons ensemble
Au contrepoint de la terre

Ce qui n’est à personne est à moi
J’embrasse le crépuscule d’eau
Je suis debout au flanc des nuages
Je respire l’air frais du soir
Tant qu’il y aura une étoile
Je brillerai avec ma chanson
Et je chanterai à voix de tête

Rodney Saint-Éloi, Je suis la fille du baobab brûlé, « Elle a une main dans la main du désir », Mémoire d’encrier, 2015.