Au diable vauvert

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Vauvert

Une orange roulant sur le sol d'un parking… de Vincent Ravalec

1er décembre 2009

Une orange roulant sur le sol d’un parking… de Vincent Ravalec

"Une orange roulant sur le sol d’un parking…
et s’illuminant tranquillement de toutes les couleurs de l’univers"

Mines de cristal de Oxmo Puccino

1er décembre 2009

Mines de cristal de Oxmo Puccino

"J’ai choisi d’imaginer
ce que nous aurions pu
Pour ne jamais réaliser
que nous ne rions plus
Si on avait su ne plus se déchirer
Aurions-nous pu sauver
ce qu’on a perdu"

Basket Ville de Félix Jousserand

1er décembre 2009

Basket Ville de Félix Jousserand

"constatons le climat accueillant
plusieurs rangées de pitbulls
survitaminés ont les canines
acérées-bavant- autour
d’une bande d’étudiants [chaussures en cuir]"

Les soliloques de Jehan-Rictus

1er décembre 2009

Les soliloques de Jehan-Rictus

"Et qu’on m’tue ou qu’
j’aille en prison,
j’m’en fous, j’n’connais
plus d’contraintes :
J’suis l’Homme modern’,
qui pouss’ sa plainte,
Et vous savez ben
qu’j’ai raison !"

<i>Bernard Vargaftig - coffret livre - DVD</i>

1er avril 2008

Bernard Vargaftig - coffret livre - DVD

Dans les jardins de mon père, le film écrit par Cécile Vargaftig et Valérie Minetto et réalisé en 2006 par Valérie Minetto, retrace, à travers les questions posées par Cécile à son père, l’itinéraire du poète. Les lieux de son enfance, la Lorraine, l’Indre et la Haute-Vienne où il a été caché enfant pendant la seconde guerre mondiale, l’engagement politique du juif communiste après guerre, les mots, l’élaboration du poème, Bruna son épouse, la filiation, la relation d’héritage. Le livre L’Aveu même d’être là, (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.