Au pays du long nuage blanc

Auteur : Charles Juliet

<i>Au pays du long nuage blanc</i>

Le titre de ce livre, Au pays du long nuage blanc est emprunté à une légende maorie très connue. C’est une manière poétique de désigner la Nouvelle-Zélande.

Charles Juliet a écrit ce journal au cours d’une résidence de cinq mois qu’il effectuée l’année dernière à Wellington. Il l’a tenu avec assiduité, afin de garder trace de ce qu’il a vécu au long de ce séjour.
On trouvera dans ces pages le récit de ses rencontres, de ses voyages à Auckland, et dans l’île du sud à Dunedin et Christchurch, puis de son passage à Singapour. On trouvera également des notes de lecture, des notes sur la Nouvelle-Zélande, sur ses habitants, des notes de réflexion sur la création poétique alternant avec des souvenirs d’enfance et des poèmes.

Ces pages d’une certaine diversité n’ont rien d’anecdotique. Écrites avec rigueur, elles ont été méditées et sont d’une réelle densité. Plusieurs ont trait aux thèmes de prédilection de cet auteur : quête de soi, recherche d’une meilleure compréhension des autres et du monde. Bien que différent des cinq tomes précédents, ce Journal s’inscrit tout naturellement dans leur prolongement.

Paru le 1er février 2005

Éditeur : POL

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.