Aveux simples

Auteur : Jeanine Baude

Aveux simples

Encres de Marc PESSIN
Un incipit à René Rougerie suivi de "Le Jardin de Mortemart" puis d’ "Aveux simples", un parcours d’éditeur(s) donc, qui se fond et tresse le questionnement de l’écrivain tout le long de ce recueil. Écriture rouge, écriture chauffée à blanc, creusant le mot, la phrase et la page du même burin si Corriger et corriger encore lier et délier / le blanc entre les mots sa mesure pérenne […] sont : Aveux simples marée à l’étale quand le livre se ferme sur poursuivre et venir au jour encore et encore adoubant l’océan sa longue tresse ses dieux enfouis le vivre et le tenir allongeant ta durée le ressac la cécité râpeuse la tempête et coursant l’infini ta mesure d’être si fleurissant sous ton manteau de pierre tu ne surgis pas indemne de ce cri de ce cri seul sur la vaste colère celui qui arme ta main sur la page trouée l’idylle sa ceinture leurs élytres noyés l’air mangeant tes poumons soudain si vaste que soit l’étroit si vaste que soit le monde.

Paru le 1er mars 2015

Éditeur : Voix d’encre

Genre de la parution : Livre d’artiste

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Matthieu Messagier

post-verbum aux demains sans tutelles

la plupart des manèges et la nuit a tardé
dessus les restes hasards de sueurs nouvelles nées
et dès que les rôles emportent les légendes
là où les sons obtiennent le fard à déprendre
sur les voiles de larmes encore rugueuses
que le parage a abandonné derrière lui
des papillons de nuit aux teintes obscurantes
pour ce que leur vie arrête en ce royaume
soudain allument de biais sans que l’os y consente
les us inespérés de mondes en dense et séculiers
et les dés à découdre du moins résolvent les passés
et au chas des jeux de pôles se faufilent d’autres étés
si l’écho des odes après-voir offre la merveille
même surgie d’ailleurs où l’âme se porte sans appareil

inédit pour le Printemps des Poètes