Aveux simples

Auteur : Jeanine Baude

Aveux simples

Encres de Marc PESSIN
Un incipit à René Rougerie suivi de "Le Jardin de Mortemart" puis d’ "Aveux simples", un parcours d’éditeur(s) donc, qui se fond et tresse le questionnement de l’écrivain tout le long de ce recueil. Écriture rouge, écriture chauffée à blanc, creusant le mot, la phrase et la page du même burin si Corriger et corriger encore lier et délier / le blanc entre les mots sa mesure pérenne […] sont : Aveux simples marée à l’étale quand le livre se ferme sur poursuivre et venir au jour encore et encore adoubant l’océan sa longue tresse ses dieux enfouis le vivre et le tenir allongeant ta durée le ressac la cécité râpeuse la tempête et coursant l’infini ta mesure d’être si fleurissant sous ton manteau de pierre tu ne surgis pas indemne de ce cri de ce cri seul sur la vaste colère celui qui arme ta main sur la page trouée l’idylle sa ceinture leurs élytres noyés l’air mangeant tes poumons soudain si vaste que soit l’étroit si vaste que soit le monde.

Paru le 1er mars 2015

Éditeur : Voix d’encre

Genre de la parution : Livre d’artiste

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.