Bernard Campiche

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Suisse

Poésie III et IV

1er janvier 2007

Poésie III et IV

III
La Nuit en miettes
La Claire Voyante
Les Rescapés et autres poèmes
Toutes les vies vécues
Le Dire Le Faire
Une enfance de fond en comble
Le Repentir du peintre
IV
Le Déjeu
Sauver sa trace
Quelques fourmis sur la page
Fables des orées et des rues
Épars
Textes présentés par André Wyss

Poésie I et II

1er septembre 2006

Poésie I et II

L’intégrale 1 camPoche.
Le premier volume contient :
Ecrit sur un mur (1954), Vert Paradis (1955), Préface aux testaments de l’ermite (1955), Chronique du guet (1961), Epars (1957-1960).
Le deuxième volume contient :
Liberté à l’aube (1967), La Montagne humiliée (1978), Les voleurs d’herbe (1978), les Deux Versants de la solitude (1969), Feu pour feu (1965), Epars (1965-1971).

Le Mot musique

1er novembre 2004

Le Mot musique

"Peu à peu s’était insinué en moi, l’âge venant, le besoin obscur de baliser ma route en amont afin que les miens, les tous premiers, soient enfin au clair sur ce parcours maintes fois évoqué, à demi-mots, en poèmes sibyllins ou à l’occasion énigmatiques…"

Fables des orées et des rues

1er octobre 2003

Fables des orées et des rues

"La dame triste
Madame à sa tourmonte
en ce frais plus d’une flèche à son arc
mais rien ne ressemble plus
à un coeur que le coeur d’à côté
elle ne voit personne qui réponde
à son désir dressé en crête
alors elle demande l’écuelle
où ses larmes mettront un peu de sel
à la soupe si fade
qui reste son ordinaire".

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.