Bernard Vargaftig - coffret livre - DVD

Auteur : Bernard Vargaftig

<i>Bernard Vargaftig - coffret livre - DVD</i>

Dans les jardins de mon père, le film écrit par Cécile Vargaftig et Valérie Minetto et réalisé en 2006 par Valérie Minetto, retrace, à travers les questions posées par Cécile à son père, l’itinéraire du poète. Les lieux de son enfance, la Lorraine, l’Indre et la Haute-Vienne où il a été caché enfant pendant la seconde guerre mondiale, l’engagement politique du juif communiste après guerre, les mots, l’élaboration du poème, Bruna son épouse, la filiation, la relation d’héritage.
Le livre L’Aveu même d’être là, exclusivement présenté en coffret, est né de la volonté de donner à lire les textes dits tout au long de ce film magnifique, mais aussi de donner à entendre et comprendre plus largement la vie et l’oeuvre d’un poète exemplaire. Par sa conception, L’Aveu même d’être là est donc une lecture inédite des poèmes de Bernard Vargaftig. Ce n’est pas une anthologie, mais bien plus, une véritable « autobiographie poétique » qui entremêle textes anciens et plus récents, proses, vers et textes critiques, offrant un regard exceptionnel sur la vie et l’œuvre de Bernard Vargaftig.

Voyage dans les souvenirs du poète, c’est aussi un acte de mémoire, une invitation à se rappeler la vie de ceux qui ont connu la barbarie nazie.
Pédagogique, il permet de découvrir un de nos poètes vivants les plus considérables. À l’heure où la poésie est de moins en moins lue, celle de Bernard Vargaftig s’impose pourtant comme une charnière, et il est pour nous capital que les collégiens et lycéens, dans leur découverte de leur patrimoine littéraire, puissent en bénéficier par le biais de ce livre qui, accompagné du film, devient un formidable outil pédagogique poétique et un véritable bonheur à écouter et lire.

Paru le 1er avril 2008

Éditeur : Au diable vauvert

Genre de la parution : DVD

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.