Blaise Pascal et moi dans la voie lactée

Auteur : Jacques Darras

Blaise Pascal et moi dans la voie lactée

Jacques Darras cherche à réaliser une synthèse entre la poésie médiévale française, la poésie épique américaine du XXe siècle et le surréalisme belge. S’affirmant aujourd’hui comme l’héritier direct des poètes médiévaux du nord de la France (Arras), il parle dans ses poèmes de son rapport à la mort, de ses amis écrivains et comédiens (Jacques Bonnaffé, Gérard Pfister, Georges Guillain, etc.), de l’Univers qu’explore l’astrophysique moderne, dialoguant avec Blaise Pascal sur les raisons de ne pas désespérer de ces « espaces infinis ». Il parle aussi et surtout de la Terre, des menaces qui partout pèsent sur la liberté, admonestant vertement les villes du Nord tentées par le recours à des formes brutales de gestion. Il leur rappelle qu’elles furent le berceau des communes et de la démocratie en Europe. Il observe, il rêve, il réagit avec un esprit contestataire toujours en éveil. Ce n’est pas un poète du symbolisme mais de la réalité, qui utilise le poème comme une arme et un outil, diffusant aussi bien la musique que les conseils, mettant en garde la société contre les souffrances de la tragédie.

Paru le 1er janvier 2015

Éditeur : Le Castor Astral

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.