C’était pour de faux

de Maxime Derouen

C'était pour de faux

À la récréation, Bruno a tiré la capuche de Sophie. Oui mais apparemment, « pour de faux », comme il le dit à la maîtresse… Pour de faux ? Qu’est-ce que cela peut-il bien vouloir dire ? La question est posée au directeur de l’école, aux parents, au président… mais personne ne semble trouver la réponse ! Ce geste anodin mobilise toute la société par un effet "boule de neige", qui chamboule nomentanément l’ordre social…

Maxime Derouen vit à Bordeaux. Philosophe, il a longtemps tracé des mots avant de troquer sa plume pour s’essayer aux formes. Il cherche dans ses livres à réconcilier les rêves et la pensée. Il a notamment publié avec Régis Lejonc Le Bestiaire fabuleux (chez Gautier Languereau).
Dans la tradition de Mario Ramos, son dessin pour Pour de faux, très coloré et libre, se montre fascinant. Il utilise une faune attachante et pleine d’émotions, dans une fable créative.

Paru le 22 mai 2019

Éditeur : Grasset Jeunesse

Genre de la parution : Jeunesse

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Charles Baudelaire

Petits poèmes en prose

Votre œil se fixe sur un arbre harmonieux courbé par le vent ; dans quelques secondes, ce qui ne serait dans le cerveau d’un poëte qu’une comparaison fort naturelle deviendra dans le vôtre une réalité. Vous prêtez d’abord à l’arbre vos passions, votre désir ou votre mélancolie ; ses gémissements et ses oscillations deviennent les vôtres, et bientôt vous êtes l’arbre. De même, l’oiseau qui plane au fond de l’azur représente d’abord l’immortelle envie de planer au-dessus des choses humaines ; mais déjà vous êtes l’oiseau lui-même.

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, « Le Théâtre de Séraphin », 1868.