C’était pour de faux

de Maxime Derouen

C'était pour de faux

À la récréation, Bruno a tiré la capuche de Sophie. Oui mais apparemment, « pour de faux », comme il le dit à la maîtresse… Pour de faux ? Qu’est-ce que cela peut-il bien vouloir dire ? La question est posée au directeur de l’école, aux parents, au président… mais personne ne semble trouver la réponse ! Ce geste anodin mobilise toute la société par un effet "boule de neige", qui chamboule nomentanément l’ordre social…

Maxime Derouen vit à Bordeaux. Philosophe, il a longtemps tracé des mots avant de troquer sa plume pour s’essayer aux formes. Il cherche dans ses livres à réconcilier les rêves et la pensée. Il a notamment publié avec Régis Lejonc Le Bestiaire fabuleux (chez Gautier Languereau).
Dans la tradition de Mario Ramos, son dessin pour Pour de faux, très coloré et libre, se montre fascinant. Il utilise une faune attachante et pleine d’émotions, dans une fable créative.

Paru le 22 mai 2019

Éditeur : Grasset Jeunesse

Genre de la parution : Jeunesse

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

La panthère des neiges

L’affût commande de tenir son âme en haleine. L’exercice m’avait révélé un secret : on gagne toujours à augmenter les réglages de sa propre fréquence de réception. Jamais je n’avais vécu dans une vibration des sens aussi aiguisée que pendant ces semaines tibétaines. Une fois chez moi, je continuerais à regarder le monde de toutes mes forces, à en scruter les zones d’ombre. Peu importait qu’il n’y eût pas de panthère à l’ordre du jour. Se tenir à l’affût est une ligne de conduite. Ainsi la vie ne passe-t-elle pas l’air de rien. On peut tenir l’affût sous le tilleul en bas de chez soi, devant les nuages du ciel et même à la table de ses amis. Dans ce monde il survient plus de choses qu’on ne le croit.

Sylvain Tesson, La panthère des neiges, Éditions Gallimard, 2019.