C’était pour de faux

de Maxime Derouen

C'était pour de faux

À la récréation, Bruno a tiré la capuche de Sophie. Oui mais apparemment, « pour de faux », comme il le dit à la maîtresse… Pour de faux ? Qu’est-ce que cela peut-il bien vouloir dire ? La question est posée au directeur de l’école, aux parents, au président… mais personne ne semble trouver la réponse ! Ce geste anodin mobilise toute la société par un effet "boule de neige", qui chamboule nomentanément l’ordre social…

Maxime Derouen vit à Bordeaux. Philosophe, il a longtemps tracé des mots avant de troquer sa plume pour s’essayer aux formes. Il cherche dans ses livres à réconcilier les rêves et la pensée. Il a notamment publié avec Régis Lejonc Le Bestiaire fabuleux (chez Gautier Languereau).
Dans la tradition de Mario Ramos, son dessin pour Pour de faux, très coloré et libre, se montre fascinant. Il utilise une faune attachante et pleine d’émotions, dans une fable créative.

Paru le 22 mai 2019

Éditeur : Grasset Jeunesse

Genre de la parution : Jeunesse

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.