Cahiers de la rue Ventura

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Chez Claude Cailleau
9 rue Lino Ventura

72300

Sable-sur-Sarthe

N°3

1er juillet 2009

N°3

Sommaire
Dossier Marcel Arland
Remarques sur les ambivalences du poème par Robert Nédélec
Six poètes : Olivier Shesne, Jean-Louis Bernard, Joël Poiret, Gilles Baudry, Beranrd Grasset, Gilles Lades
Le journal de travers de Michel Passelergue
Notes de lectures de Jean-Marie Alfroy, Christiane de Turckheim, Jeanne Maillet, Jean Pichet, Claude Serreau

Poème
de l’instant

Eugenio de Andrade

Blanc sur Blanc

Traverser le matin jusqu’à la feuille
des peupliers,
être frère d’une étoile, ou son fils,
ou peut-être père un jour d’une autre lumière de soie,

ignorer les eaux de mon nom,
les secrètes noces du regard,
les charbons et les lèvres de la soif,
ne pas savoir comment

l’on finit par mourir d’une telle hésitation,
un si grand désir
d’être flamme, de brûler ainsi d’étoile
en étoile,

jusqu’à la fin.

Eugenio de Andrade, Blanc sur Blanc, Traduit du portugais par Michel Chandeigne, Éditions de la Différence, 1988.