Cahiers littéraires 53

Édouard J. Maunick

Auteurs : Christophe Dauphin, Edouard J. Maunick, Catherine Boudet, Ananda Devi , Raymond Farina, Leconte de Lisle, Charles Baudelaire

Cahiers littéraires 53

Éditorial : La poésie des Damné(e)s ! , par Christophe DAUPHIN

Les Porteurs de Feu : Edouard J. MAUNICK, par César BIRÈNE, Yusef KOMUNYAKAA, par Christophe DAUPHIN, Cédric BARNAUD, Poèmes de Edouard J. MAUNICK, Yusef KOMUNYAKAA

Ainsi furent les Wah 1, Poètes aux Mascareignes : Poèmes de Evariste PARNY, Charles Marie René LECONTE DE LISLE, Charles BAUDELAIRE, Malcolm de CHAZAL, Loys MASSON, Jean ALBANY, Boris GAMALEYA, Raymond FARINA, Ananda DEVI, Catherine BOUDET

Dossier : Edouard J. MAUNICK, le poète ensoleillé vif par Christophe DAUPHIN, René DEPESTRE, Léopold Sédar SENGHOR, Jean BRETON, avec des textes de Edouard J. MAUNICK

Ainsi furent les Wah 2 : Poèmes de Edith BRUCK, Nathalie SWAN, Mathilde ROUYAU, Jennifer GROUSSELAS, Jean-Pierre LESIEUR, André-Louis ALIAMET, Jean-Louis BERNARD, Michel LAMART, Jacques BOISE

Poèmes-Témoins : Pour les Damné(e)s !, par Christophe DAUPHIN, Poèmes de Ilarie VORONCA, André de RICHAUD, Ashraf FAYAD, Erri DE LUCA, Thomas DEMOULIN, Joseph PONTHUS, Gérard MORDILLAT, Louis CHEVAILLIER, Laurent THINES, Cathy JURADO, Yves MARTIN, Claude de BURINE, Thomas LE ROY, Taslima NASREEN, Marie MURSKI, François MONTMANEIX

Les pages des Hommes sans Epaules : Elodia TURKI, Hervé DELABARRE, Alain BRETON, Christophe DAUPHIN, Paul FARELLIER

Avec la moelle des arbres : Notes de lectures de Christophe DAUPHIN, Karel HADEK, Odile COHEN-ABBAS

Les Infos/Echos des HSE : Textes et poèmes de Frédéric TISON, Christophe DAUPHIN, Odile COHEN-ABBAS, Virginia TENTINDO, Jean CHATARD, César BIRÈNE, Pierre PINONCELLI, Paul FARELLIER, Werner LAMBERSY, Max JACOB, Alain BRETON, Katayoun AFIFI

Paru le 22 mars 2022

Éditeur : Les Hommes sans Epaules éditions

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Charles Baudelaire

Petits poèmes en prose

Votre œil se fixe sur un arbre harmonieux courbé par le vent ; dans quelques secondes, ce qui ne serait dans le cerveau d’un poëte qu’une comparaison fort naturelle deviendra dans le vôtre une réalité. Vous prêtez d’abord à l’arbre vos passions, votre désir ou votre mélancolie ; ses gémissements et ses oscillations deviennent les vôtres, et bientôt vous êtes l’arbre. De même, l’oiseau qui plane au fond de l’azur représente d’abord l’immortelle envie de planer au-dessus des choses humaines ; mais déjà vous êtes l’oiseau lui-même.

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, « Le Théâtre de Séraphin », 1868.